16/11/09 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – A défaut de terroriser les ennemis de la France, le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle est en passe de faire ricaner toutes les armées du monde. En effet, entre pannes et avaries diverses, ce qui devait être le fleuron de notre marine de guerre ne s’est révélé être qu’un gigantesque gouffre financier, sans efficacité militaire aucune.
Dernier incident en date, l’avarie sur une ligne d’arbre du porte-avions, qui a conduit à l’immobiliser plusieurs mois cette année, coûtera plus de dix millions d’euros.
Si un rapport parlementaire annonce que cette somme sera prise en charge par l’industriel DCNS, et non par la Marine nationale, DCNS précise de son côté qu’elle a seulement « avancé » les dix millions, mais qu’elle souhaite qu’ils soient pris en compte par la « convention de passif » signée en 2003 lors de sa transformation d’administration en entreprise, c’est à dire finalement remboursés par l’État. Donc par le contribuable…
Plus inquiétant encore, l’enquête sur l’avarie a conclu qu’il ne s’agissait pas d’un problème de pièce de rechange mais bel et bien « de problèmes de fabrication et de conception. »
Et le rapport de conclure « qu »il convient de s’interroger sur les mécanismes de conception de programmes d’armement de très grande ampleur : le porte-avions était certes un prototype mais il cherchait à combiner des contraintes difficilement conciliables compte tenu des technologies alors disponibles. Il serait sans doute plus pertinent de construire des bâtiments plus robustes, peut-être initialement moins sophistiqués, mais avec des capacités d’évolution dans la durée ».
Une manière diplomatique de constater l’absolu désastre industriel, financier et militaire que représente le Charles De Gaulle.
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