15/11/2009 – 15h00
GUINGAMP/GWENGAMP (NOVOpress) – Il y a de cela une semaine, le kebab «Les délices d’Orient», dans le quartier Saint-Michel, à Guingamp, a vu les trois volets de sa vitrine entachés d’un cercle contenant une croix. « Des tags à connotation raciste », selon le journaliste du Télégramme, qui ne fait pas dans la nuance, au contraire de la gendarmerie locale qui affirme au contraire que « rien ne permet d’assurer qu’il s’agit de tags racistes ». Ahmed Eldiba, le propriétaire du kebab tagué n’est pas le dernier à déplorer les problèmes que connaît le quartier, comme des rétroviseurs cassés et autres « incivilités ».
Car des tags, il y en a beaucoup à Guingamp. Christian Droniou, président de l’association des commerçants et artisans du quartier, déplore dans le Télégramme « la saleté des rues », malgré le nettoyage régulier par des agents; «les poubelles crevées tous les jours sur le trottoir»; les rétroviseurs cassés et les tags qui esquintent les façades des immeubles et des magasins. «Le fleuriste du carrefour a payé récemment 1.700€ de nettoyage pour la façade de sa réserve. À peine trois semaines plus tard, il peut recommencer, ce n’est pas possible. Ou alors la ville le prend en charge.» Il pense sérieusement à mettre en place, avec ses collègues, une ronde de surveillance.
Quant à Annie Houérou, maire socialiste de Guingamp, elle est allée rendre visite à Ahmed Eldiba. « J’ai voulu lui apporter le soutien de la population guingampaise », a-t-elle déclaré, précisant que « même s’il s’agit d’un acte isolé, c’est intolérable. On ne peut minimiser ce type d’inscriptions et de comportement ».
Une sollicitude à géométrie variable : le président de l’association des commerçants et artisans du quartier, ni le fleuriste deux fois victime de tags, n’ont pas eu droit, eux, à la visite de madame le maire.
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