29/10/2009 – 12h30
LIBREVILLE (NOVOpress) – Argent et corruption en Afrique. Depuis deux ans, plusieurs chefs d’Etat africains étaient soupçonnés de détournements de fonds. Or, ce matin, divine surprise : la Cour d’appel de Paris a refusé qu’un juge d’instruction puisse enquêter sur l’affaire dite des “ biens mal acquis ” touchant les présidences du Gabon, du Congo et de Guinée équatoriale.
En 2007, suite à la plainte de plusieurs organisations non gouvernementales, une enquête de la police française avait révélé que feu Omar Bongo, dictateur gabonais, et ses proches, possédaient en France 39 propriétés, 70 comptes bancaires. La famille Sassou-Nguesso (Congo) détenant quant à elle 24 biens immobiliers et 112 comptes bancaires. Enfin, l’enquête a découvert que la famille Sassou-Nguesso (Guinée équatoriale) roulait dans l’Hexagone à bord de luxueuses limousines.
Tout cela grâce à des financements propres ? Sans faire appel à l’argent public ? En septembre dernier, l’association Sherpa, à l’origine notamment de la plainte, assurait se pourvoir en cassation dans le cas où l’enquête était enterrée. Affaire à suivre…
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