A Rouen, les macs font la loi.

Prostitution massive à Rouen 09/07/09 – 08h00
ROUEN (NOVOpress) –
Depuis plusieurs années la prostitution est devenue un véritable souci pour les habitants de certains quartiers de Rouen. Elle s’est non seulement étendue à des lieux autrefois préservés, mais elle est aussi la cause d’une série de désagréments qui révoltent les riverains les plus paisibles.

Bruits, violences, intrusion dans les cours privées, saleté… la situation empire de mois en mois, sans pour autant provoquer de réactions de la part des autorités. Une cinquantaine de prostituées au minimum encercle le centre-ville le long des boulevards de la Seine à la gare. La plupart sont originaires d’Afrique subsaharienne, et reprennent à l’aube le premier train pour Paris. Pour autant la police, informée par les habitants qui subissent au quotidien la dégradation de leur cadre de vie, reste curieusement passive et se contente de rondes sans effet. Quant à la mairie, d’obédience socialiste, ce problème ne semble pas la concerner puisque les courriers envoyés depuis septembre dernier sont pour ainsi dire restés lettre morte.

Les commerçants et les habitants excédés ne s’occupent pas de morale, mais ils en ont tout simplement marre « de ramasser à 6 h du matin les excréments et autres préservatifs laissés à même le sol entre deux voitures » comme le confie Alain Saussay, cafetier de profession, au journal Paris-Normandie. Un de ses voisins témoigne lui aussi de la lassitude grandissante et de leur impuissance : « Un jour, j’ai eu le malheur de me plaindre, j’ai eu leurs macs sur le dos et mes vitres ont été cassées… » Alors, exaspérés par la passivité des pouvoirs publics, ils pensent déposer un matin les ordures collectées dans leurs rues devant la mairie pour que leur problème devienne celui des élus.

En décembre 2008, un vaste réseau de prostitution avait été démantelé par la PJ et la sûreté départementale de Rouen. Une enquête de plus d’un an et demi avait été alors nécessaire pour arrêter 37 personnes soupçonnées, dont une dizaine de proxénètes. Cinquante jeunes filles âgées entre 18 et 25 ans, originaires de Bulgarie et de Roumanie, avaient été contraintes à faire le trottoir pendant cette période.


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