01/07/2009 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – Les aveux de Mathieu Bastareaud provoquent une grande colère en Nouvelle-Zélande. Le joueur du XV de France de rugby avait affirmé au cours de la récente tournée de l’équipe de France en Nouvelle-Zélande, qu’il avait été agressé par 4 ou 5 hommes dans une rue de Wellington. En France, Max Guazzini, président du Stade Français, a soulevé l’hypothèse d’une agression raciste. Le Premier ministre néo-zélandais John Key avait présenté une lettre d’excuses à l’équipe de France immédiatement après la pseudo attaque. Le joueur a finalement avoué la semaine dernière qu’il était tombé contre la table de nuit de sa chambre d’hôtel après avoir trop bu. D’où ses blessures au visage.
Suite à ce mensonge médiatique, la tension est telle entre la France et la Nouvelle-Zélande que François Fillon, Premier ministre de la France, a adressé le 30 juin une lettre à son homologue néo-zélandais John Key. Dans ce message, François Fillon souligne les dégâts diplomatiques dont Mathieu Bastareaud est à l’origine : « Par ses déclarations mensongères, sur la base desquelles vous aviez été amené à intervenir publiquement, il a gravement porté atteinte à l’image de votre pays et de ses habitants ». François Fillon souligne aussi « le comportement injustifiable » de Mathieu Bastareaud.
Dans un autre registre, Zinédine Zidane qui avait donné un coup de boule à l’Italien Marco Materazzi en finale du Mondial 2006, devant des millions de téléspectateurs, n’a pas été stigmatisé d’un « comportement injustifiable » par les plus hautes autorités de la France. Jacques Chirac allant même jusqu’à dire en juillet 2006 que le meneur des Bleus pouvait compter sur « l’admiration et l’affection de la nation tout entière, son respect aussi ». Les Italiens auraient pourtant certainement apprécié quelques excuses…
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