01/07/2009 – 17h00
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) – Les Triellois redoutent une troisième invasion de leur commune. Entre le 24 mai et le 15 juin, plus d’un millier de gitans avaient colonisé cette ville francilienne de 8 000 habitants, multipliant les incivilités : pompage illégal de l’eau, colportage, ordures et excréments abandonnés en pleine nature… . Une mobilisation de riverains, appuyés par les jeunes identitaires du Projet Apache, avait permis de libérer les lieux (voir Novopress).
Pourquoi les Triellois ont-ils du souci à se faire ? Toutes ces exactions représentent un coût financier. Comme l’évoque Jean Rafton, adjoint à la sécurité, sur MédiaSeine.fr, les impôts des habitants de la commune épongent ces coûts. Combien de fois ? Car depuis le départ des nomades, le lieu n’a pas été sécurisé. Des monticules de terre ont été de nouveau déposés le long du rond-point à l’entrée de la commune, par lequel les envahisseurs allaient et venaient tranquillement. Une mesure totalement inefficace, déjà testée en octobre 2008, après la première invasion de la commune.
Pourtant, sur MédiaSeine, le maire de Triel-sur-Seine, Joël Mancel, affirme vouloir « protéger » sa « population ». Fin mai, devant l’ampleur des abus de l’invasion manouche, de nombreux Triellois ont interpellé l’élu. Le maire s’est expliqué dans un courrier daté du 1er juillet. Il dégage clairement en touche, la mairie n’étant pas, selon lui, responsable de la dégradation de la sécurité : « Dans un premier temps, un groupe d’une centaine de caravanes a pénétré par le chemin de Californie sur le terrain exploité par la société EMTA (photo), alors que tous les accès avaient été renforcés par les services municipaux ».
A lire Joël Mancel, la balle est clairement dans le camp d’EMTA, une entreprise du groupe Veolia : « J’ai écrit deux fois à la société EMTA, le 25 mai et le 2 juin pour signaler leur entière responsabilité de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». Dans cette partie de ping-pong, les Triellois sont toujours perdants car l’Etat, lui aussi, s’en lave les mains selon la missive du maire : « Du côté de la force publique, j’ai dialogué avec le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye qui m’a confirmé que le commissaire de police de Poissy n’interviendrait pas ». Toutes les conditions sont donc réunies pour que Triel-sur-Seine soit de nouveau envahie et dégradée. Combien de temps les Triellois supporteront-ils de telles injustices ?
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