26/06/2009 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Dans son premier discours de secrétaire d’Etat aux sports, le 25 juin, Rama Yade a montré de graves lacunes en histoire et en sports. La tête, sans doute encore aux Droits de l’homme, son ancien portefeuille ministériel, la protégée de Nicolas Sarkozy a voulu mélanger politique et performances sportives. En faisant référence à Nelson Mandela « portant le maillot des Springboks à la fin de l’apartheid » en Afrique du Sud, ou « l’Afro-américain Jesse Owens brandissant son poing rebelle face aux Nazis ».
Si des sportifs ont bien brandi leur poing, ce n’était pas face à Adolf Hitler lors des Jeux olympiques à Berlin en 1936, mais à Mexico en 1968 (photo). Deux athlètes noirs, Tommie Smith (vainqueur des 200 mètres) et John Carlos (troisième de l’épreuve) voulaient manifester ainsi leur fierté identitaire et dénoncer la condition des Noirs aux Etats-Unis.
Un geste aux allures également de revendications raciales puisque peu après, Tommie Smith expliqua que le poing levé et la paire de gants noirs partagée avec John Carlos signifiaient « le pouvoir et l’unité des Noirs américains ». Dans ce contexte du « black power » revendiqué par l’islamiste noir Malcolm X, tué 3 ans plus tôt, ces mêmes Jeux olympiques à Mexico furent émaillés d’autres démonstrations raciales, comme les quatre finalistes du relais 4×400 mètres qui se présentèrent sur le podium coiffés d’un béret noir. Avec de telles références et de telles confusions historiques, les sports en France, sous l’égide de Rama Yade, risquent de broyer… du noir.
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