Procès Courjault : les expertises médicales confirment l’assassinat des trois bébés

Véronique Courjault16/06/2009 – 22h00
PARIS (NOVOpress) –
Au procès de Véronique Courjault, accusée d’avoir tué à la naissance trois de ses enfants, Israël Nisand, gynécologue obstétricien strasbourgeois, a défendu l’idée que les trois enfants étaient probablement morts à leur naissance. Un témoignage favorable à l’accusée, permettant d’évacuer la thèse de l’infanticide.

Problème. La déposition d’Israël Nisand, pionnier de l’avortement industriel en France, s’avère en contradiction avec les expertises médico-légales : les deux enfants, dont les corps avaient été conservés au congélateur, étaient vivants à la naissance et sont morts par asphyxie, ont souligné les experts du dossier. Ils estiment que l’accusée, déjà mère de deux autres enfants lors du premier décès, n’a pas été atteinte du syndrome de « déni de grossesse », mais a refusé consciemment une nouvelle maternité en assassinant purement et simplement ses bébés.

L’un a été tué en France en 1999, et son corps a été incendié dans la cheminée du domicile familial. Les deux autres sont nés en Corée du Sud en octobre 2002 et décembre 2003 puis leurs corps ont été conservés au congélateur. Ils ont même été transportés lors d’un déménagement. Pour Véronique Courjault, les trois petites victimes n’étaient pas des « êtres vivants à part entière ». Donner la vie ou la supprimer, au choix… L’affaire Courjault illustre bien l’imprégnation de la culture de mort dans la société française.


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