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Allemagne : le meurtrier « afghan » de Maria avait déjà été condamné en Grèce

C’est une information compromettante de plus pour Angela Merkel et sa décision prise en septembre 2015 d’ouvrir les frontières aux « réfugiés » ayant emprunté la route des Balkans. Le « réfugié » de 17 ans qui a avoué le viol et le meurtre, le 16 octobre dernier à Fribourg, de Maria Ladenburger, fille d’un haut fonctionnaire de l’UE favorable à l’accueil des « migrants », avait déjà été condamné en Grèce en mai 2014 à dix ans de prison pour un vol avec tentative de meurtre. A l’époque, il avait déjà 17 ans et était Iranien !

Les autorités grecques l’ont formellement reconnu sur la base des empreintes digitales envoyées par l’Allemagne, ce qui a été officiellement confirmé mercredi par le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maizière. La presse allemande a également révélé que Hussein K., le meurtrier-violeur, avait aussi été reconnu par l’avocate qui l’avait défendu après qu’il avait, en mai 2013 sur l’île de Corfou, poussé du haut d’une falaise une jeune femme de 20 ans. Hussein K. aurait encore été reconnu, toujours d’après les médias allemands, par deux demandeurs d’asile sur la base de photographies du criminel.

Les Allemands se demandent aujourd’hui pourquoi la Grèce a libéré le 30 octobre 2015 ce dangereux criminel étranger, lui imposant seulement de se présenter une fois par mois à la police. Il semblerait que Hussein K. ait bénéficié d’une loi passée en avril 2015 pour faire face à la surpopulation des prisons. Une loi qui permettait la libération anticipée des condamnés mineurs écopant d’une peine de 10 ans de prison maximum. Une autre question qui se pose, c’est de savoir pourquoi les Grecs n’ont pas lancé de mandat d’arrêt international quand il a disparu des radars.

Profitant des frontières grandes ouvertes, Hussein K. a ainsi pu se présenter sans être inquiété le 12 novembre 2015 à la police de Fribourg pour demander l’asile. Il n’avait pas de papiers, mais le contrôle des empreintes digitales dans le système européen Eurodac (la base de données de l’UE avec les empreintes digitales des demandeurs d’asile) n’ayant rien donné, il a été autorisé à rester en Allemagne sur la base de ses déclarations. Sans l’extrême légèreté des dirigeants grecs et allemands, Maria Ladenburger serait encore en vie aujourd’hui.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent