Lancement de la fondation de l’islam de France

10/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

L’islam et la République

Selon le ministère de l’Intérieur, c’est le jeudi 8 décembre qu’a eu lieu le premier conseil d’administration de la Fondation pour l’islam de France. Ce conseil était présidé par Jean Pierre Chevènement. Parmi les personnalités invitées à participer à ce conseil, on trouve l’écrivain Tahar Ben Jelloun, le théologien réformateur Ghaleb Bencheikh, le recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane et la cadre supérieure d’entreprise Najoua Arduini Elatfani.

Cette fondation est l’héritière de la Fondation des œuvres de l’islam de France. Créée en 2005 sous l’impulsion de Villepin, celle ci n’avait jamais fonctionné à cause des rivalités entre les grandes fédérations musulmanes. Pour pallier cet échec, et suite aux tensions liées aux attentats, Bernard Cazeneuve avait annoncé en août la naissance de cette nouvelle fondation

La fondation récupère par transferts de fonds le million d’euros donné par Dassault à la fondation des œuvres de l’islam. De plus, elle est reconnue d’utilité publique et donc apte à recevoir des dons déductibles d’impôts. Le Figaro estime qu’à moyen terme elle devrait pouvoir compter sur plusieurs millions d’euros.

D’après le ministère de l’Intérieur, il s’agit « de faire émerger un islam de France pleinement inséré dans la République et à lui donner une visibilité accrue auprès du grand public ».

Après avoir tenté de museler et faire plier l’Eglise catholique durant le bras de fer et les persécutions qui ont suivi la loi sur la laïcité de 1905, l’Etat s’attaque à l’islam pour le courber sous l’ordre républicain ; mais cette fois-ci en douceur.

Quels seront les moyens mis en œuvre pour faire prospérer cet islam de France ?

La fondation de l’islam de France est appelée à soutenir des projets à caractère culturel, social ou éducatif, dont la recherche universitaire en islamologie et la formation profane des imams. Elle fonctionne en parallèle avec une association cultuelle confiée, laïcité oblige, aux musulmans eux mêmes, destinée à financer les mosquées et la formation théologique des imams.