Hollande renonce : « La France aime les perdants », lance Pascal Praud

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
« Le renouvellement, c’est maintenant !« , lance Pascal Praud. « Quelle affaire ! Tout doit disparaître; comme aux Galeries Lafayette », constate-t-il. « Sarko, bing ! Juppé, bing ! Hollande, bing ! Et chacun observe qu’ils n’ont jamais été aussi bons, aussi émouvants, aussi touchants que dans la défaite. Quelle élégance, quel panache !« , raille le journaliste.

« Je pense surtout qu’ils n’avaient pas trop le choix. Mais bon, panache !« , admet Pascal Praud. « Figurez-vous que c’est le dernier mot de Cyrano de Bergerac : ‘Mon panache' », rappelle-t-il. « Or Cyrano, c’est notre héros par excellence. Vous savez pourquoi ? C’est un perdant, c’est le loser absolu : il meurt ruiné, il n’a jamais eu Roxane, c’est le Poulidor de l’amour. Mais il garde son panache« , analyse-t-il.

« Sarkozy, Juppé et Hollande, on les aime aujourd’hui parce qu’ils s’en vont, parce qu’ils touchent un genou à terre« , affirme le journaliste. « C’est pas joli, joli l’esprit français ! Du coup, je vais faire pareil : je suis venu te dire que je m’en vais, au revoir« , conclut-il en référence à la chanson de Gainsbourg et aux adieux de Valéry Giscard d’Estaing.