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Étrangers et minima sociaux : la ridicule « désintoxication » du Monde

Source : Boulevard Voltaire – « Étrangers et minima sociaux : la ridicule « désintoxication » du Monde « 

Un gouvernement responsable doit demander à la Cour des comptes un rapport honnête sur le coût réel de l’immigration.

Le Monde, tout à ses idéaux pro-migrants, vient de publier six articles pour « désintoxiquer » les Français de leurs a priori anti-étrangers. Or, les chiffres qu’il fournit à l’appui de ses thèses favorables aux immigrés les démolissent, en fait, complètement !

Pour lutter contre le « préjugé » selon lequel « les migrants ne viennent en France que pour percevoir des allocations », ce journal nous apprend que les étrangers extra-communautaires constituent 13 % des bénéficiaires du RSA et 30 % de ceux du minimum vieillesse. Le quotidien de gauche triomphe : voyez ! Les étrangers ne volent pas les minima sociaux des Français.

Mais leur conclusion bizarre laisse perplexe tout observateur de bonne foi car les étrangers hors de l’Union européenne ne représentent que 4,6 % de la population française ! Il y a donc, malgré les certitudes du Monde, un gros problème.

Allons plus loin. Les chiffres sur lesquels je me suis appuyé sont tirés de l’INSEE, de la CAF et des sites gouvernementaux. En cas de doute ou d’imprécisions, j’ai choisi systématiquement l’option la plus favorable aux migrants.

Les étrangers non communautaires qui ont entre 25 et 65 ans et qui perçoivent l’ADA (une aide réservée aux demandeurs d’asile) ou le RSA dit socle (en opposition au RSA activité versé à ceux dont le travail est trop peu rémunérateur) sont 370.000 (j’utilise le taux fourni par Le Monde).

Comme, d’après l’INSEE, on compte 1.670.000 étrangers extra-communautaires dans cette tranche d’âge, 22 % d’entre eux vivent du RSA socle ou de l’ADA. Si on écarte les ressortissants des pays développés (USA, Corée, Japon), ce taux monte à 25 % (contre 6 % pour l’ensemble des habitants de l’Hexagone !).
Si on rajoute les 8 % de clandestins (estimation basse) et les 5 % de ceux qui touchent le RSA activité, on arrive à un taux minimum de 35 à 38 % d’adultes étrangers non communautaires de moins de 65 ans vivant en dessous du seuil de pauvreté (en réalité, sans doute plus : 50 % ?). À comparer au taux national : 13,4 % ! De même, 25 % des étrangers hors Union européenne âgés de plus de 65 ans touchent le minimum vieillesse contre 4,5 % des habitants de l’Hexagone.

Complétons par deux chiffres de l’INSEE qui confirment mes calculs : 45 % des habitants de Tourcoing sont en dessous du seuil de pauvreté. 22 % des actifs immigrés originaires d’Afrique sont au chômage (hors clandestins et allocataires de l’ADA). Les minima sociaux (RSA, ADA) sont fort bas. Les migrants ont une vie extrêmement difficile, peu enviable. Mais prétendre qu’ils constituent une chance économique pour la France est plus que malhonnête car 30 à 40 % des réfugiés originaires d’Afrique ne cotisent pas ou fort peu, tout en percevant des allocations. Un gouvernement responsable doit demander à la Cour des comptes un rapport honnête sur le coût réel de l’immigration. Ensuite, aux Français de décider mais dans la clarté, sans préjugés pro ou anti-migrants !

Christian de Moliner