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Dans la vie politique, François Hollande a toujours été un choix « par défaut »

21/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé au Figaro, Thomas Guénolé dresse un bilan accablant de l’action de François Hollande qui – selon lui – « ne sera pas candidat en 2017 ».

Pour le politologue, François Hollande a toujours été un choix « par défaut » :

En 2002, cinquième roue du carrosse de Lionel Jospin au poste ingrat de dirigeant du parti au pouvoir, François Hollande doit à l’accident électoral du 21 avril d’être propulsé «chef par défaut» des socialistes. Jusqu’en 2008, les congrès du Parti socialiste le reconduisent «Premier secrétaire par défaut», faute d’aptitude d’une des coteries à s’imposer dans le rapport de forces interne. En 2011, crédité initialement de 5% des intentions de vote à la primaire socialiste, il ne doit qu’à l’affaire du Sofitel, qui supprime Dominique Strauss-Kahn du jeu politique, de devenir le «candidat par défaut» auquel se résignent les électeurs de ladite primaire: et ce, au seul motif que les sondages de l’immédiat après-Sofitel l’ont donné meilleur candidat que Martine Aubry. En 2012, il est élu «président par défaut» parce que le peuple de gauche s’est uni au second tour, épaulé de renforts centristes et de centre-droit, non pas pour lui mais contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Il aura donc passé quinze années de sa carrière politique à être systématiquement un choix par défaut.