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Nos déconstructeurs

16/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plus de trois décennies, nos politiques ont abdiqué toute idée de résistance face aux idées mondialistes et altermondialistes. Ils ont tellement bien appris leur nouvelle leçon qu’ils nous imposent à présent d’oublier ce que nous sommes !

Avec leur idéologie cosmopolite du bien vivre ensemble, la longue mémoire de la France doit s’effacer devant les valeurs idéologiques de la République, notre peuple doit se fondre dans un système communautariste, notre nation disparaître dans le multiculturalisme et notre histoire commencer avec Mai 68 et la Révolution de 1789. Tout le reste relève de l’anecdote. La crise que nous traversons n’est autre qu’identitaire et de ce fait beaucoup plus sérieuse et plus complexe qu’une simple crise économique qui peut toujours être combattue par des solutions alternatives.

Certains penseurs, plus éclairés que la moyenne des pseudo-intellectuels modernes, avancent l’idée d’un déclin inévitable. Ils déclarent souvent avec gravité, dans l’indifférence générale, que l’Europe occidentale se trouve dans un état de décadence très avancé et que nos problèmes liés à l’immigration de remplacement ne sont que les révélateurs d’une fin de cycle douloureuse. Qu’après avoir connu la force et la grandeur, l’Occident européen était à bout de souffle, étouffé par un esprit de culpabilité savamment entretenu par ceux qui veulent la mort des frontières, qu’elles soient économiques, financières, politiques ou migratoires.

De ce fait, assister à l’effervescence médiatique engendrée par à un énième remaniement gouvernemental, qui n’apportera rien de plus que les précédents, me laisse assez sceptique sur notre degré de réaction face aux problèmes réels auxquels nous sommes confrontés. De nos jours, la politique répond uniquement à des intérêts personnels ou de lobbies. Les intérêts du pays, du peuple, de la nation souveraine sont juste devenus avec le temps qui passe des souvenirs lointains et encombrants.

Aujourd’hui, la France, on aime l’insulter, la rabaisser à un simple lieu de transit ouvert à tous. « Aujourd’hui, la France, tu la détestes ou tu tais ! » pourraient dire en cœur les déconstructeurs. Pour s’en convaincre, il suffit de rendre visite au site Facebook du Bloc identitaire Lyon. Depuis plusieurs mois, pour ne pas dire quelques années, les animateurs de ce site nous rappellent les sorties les plus remarquables de notre élite à propos de leur attachement à la France. Leurs citations se passent de commentaires.

Pour exemple : « Il n’y a pas de Français de souche » (Claude Allègre), « Oui, il y aura des minarets aux côtés des clochers de nos églises sur le paysage de nos campagnes. Et alors ? » (Bernard Stasi), « J’ai déjà vécu en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane. » (Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz), « Il faut que l’Europe se pense comme région d’immigration » (Daniel Cohn-Bendit), « Aujourd’hui, la France profonde est celle des banlieues à majorité musulmane » (Nicolas Sarkozy), « L’islam est en Europe depuis 3000 ans ! » (Jamel Debbouze), « Il faut arrêter de dire qu’il y a eu des viols en Allemagne, on ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé. » (Bernard Cazeneuve), « Le ramadan est une fête qui fait partie du patrimoine culturel français. » (Anne Hidalgo). La liste pourrait être sans fin, et je n’exagère pas.

Tout ça pour répéter une nouvelle fois, au risque de passer pour un rabat-joie, nous n’avons plus rien à attendre d’eux. Ceux qui sont encore dans cette posture d’espoir sont condamnés à vivre de lourdes désillusions.

Vincent Revel