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Calais, Cahuzac, symboles du mépris de nos politiques pour le peuple

08/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
À l’heure où commence le procès de Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale, notre classe politique ne semble toujours pas être plus connectée à notre réalité. Au contraire, le mensonge, la faiblesse, la trahison et la lâcheté paraissent être devenus des traits de caractère qui lui sont de plus en plus familiers.

Cette affaire Cahuzac fut sans contestation possible l’un des nombreux révélateurs du délitement de l’État français. Avec cet ancien ministre du Budget, nous savons tous que le pire ne nous est pas révélé. Nous voyons juste que la partie immergée de l’iceberg. Avec ces politiques plus moralisateurs que l’abbé Pierre, avec cette République qui se veut soi-disant exemplaire, nous sommes contraints d’être lucides et clairvoyants. Nous ne pouvons plus nous laisser manipuler par des hommes et des femmes qui ne font que profiter, à des fins personnelles ou idéologiques, d’un système à bout de souffle.

Pour exemple, à Calais, la ville dans laquelle la loi et l’ordre républicain ont été volontairement abandonnés au nom de la nouvelle religion droits de l’hommiste et des directives de plus en plus autoritaires des technocrates de Bruxelles, la population se trouve dans l’obligation d’accepter des conditions de vie très compliquées du fait de l’abandon des politiques normalement élus pour assurer son premier droit qu’est celui de pouvoir vivre en toute sécurité chez elle !

Calais est devenu le véritable symbole du mépris qu’ont les politiques européens pour leurs peuples. En les faisant culpabiliser sur le sort de clandestins, entrés illégalement sur nos territoires, ils forcent les Européens à renoncer à leur cohésion. Tout est mis en œuvre, par les associations caritatives altermondialistes, généreusement subventionnées par des gouvernements acquis au mondialisme le plus sauvage, pour écraser de reproches les Européens, incapables aujourd’hui de défendre des intérêts nationaux.

À présent, Calais, comme Cahuzac, ne sont que le reflet d’une société qui ne se respecte plus, qui ne s’aime plus. Une société dans laquelle le contrat social a été remplacé par « l’amour » et « l’accueil de l’Autre ». Une nation à qui on demande de disparaître parce que notre classe politique ne croit plus en elle, parce que la mode du moment est la détestation de soi.
Il faut que les Européens comprennent l’enjeu du combat aujourd’hui mené. Ceux qui nous vendent l’utopie multiculturelle développent avec patience et persévérance l’idée de la destruction des frontières. Ces groupes, ces partis, ces individus expriment souvent avec violence une haine contre tout ce qui singularise la richesse des peuples européens. Pour eux, les frontières sont les derniers obstacles à la déconstruction des vieilles nations occidentales.

Vous pouvez donc imaginer à quel point l’exemplarité peut être éloignée des préoccupations de ces personnes. La fin justifie tous les moyens ! Calais ou Cahuzac sont les symboles de notre abandon. Face aux défis du XXIe siècle, les peuples européens sont pour l’instant seuls. Notre élite a massivement abandonné le navire Europe et se désintéresse du devenir de nos pays enracinés dans une longue histoire.

C’est pour cette raison que le général Christian Piquemal, ancien commandant de la Légion étrangère, est descendu dans la rue à Calais ce samedi 6 février. Cet homme, qui a fait des mots « service » et « fidélité » un idéal de vie, a juste pris conscience de cette dure réalité et a voulu le dire haut et fort. Mais c’est aussi pour cette raison qu’il fut arrêté sans aucun ménagement et que ses soutiens furent comparés à « des militants de l’ultra-droite de type néo-nazie » ! Quand je vous dis que tous les coups sont permis, nous en sommes là !

Les clandestins ont le droit de voler, d’agresser, de résister aux forces de l’ordre, et pour les récompenser de ces actions, l’État républicain exemplaire dépense 21 millions d’euros pour améliorer leur condition de vie. À côté de ça, un Calaisien tente de se défendre, de protéger ses biens, un général à la retraite essaye d’interpeller nos politiques à propos de leurs nombreux manquements, ils sont immédiatement interpellés, ostracisés et condamnés.
Mais le plus grave, à mon sens, ce n’est pas la réaction plus que prévisible du gouvernement socialiste, mais plutôt le manque constant de réaction de la grande majorité silencieuse. Les Français, comme ailleurs en Europe, semblent ne plus avoir envie de résister. Devenus fatalistes, ils regardent désabusés les derniers résistants avec honte, indifférence ou alors avec le même mépris exprimé par nos dirigeants.
Quand je dis que le mal est profond, je mesure parfaitement la gravité de la situation.

Vincent Revel