Benoît XVI remercié par les traditionalistes et par les Arabes d’Italie

Pour le droit à l’islamophobie, polémiques autour d’une controverse

02/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Rappelez-vous, en septembre de l’année 2006, le pape Benoît XVI avait tenu une conférence à l’université de Ratisbonne. Il avait repris dans son discours, à l’attention d’universitaires, une controverse opposant, en 1391, l’empereur byzantin Manuel II Paléologue à un Persan lettré. Il s’agissait de définir les rapports entre la raison et la foi. De cette discussion lointaine, mais toujours d’actualité, était ressorti que le christianisme, au contraire de l’islam, accordait raison et foi. Propos islamophobes ? si l’on veut… Elisabeth Badinter et Régis Debray ont réclamé encore récemment le droit à l’islamophobie, ou ce que l’on appelle ainsi : une critique argumentée de cette religion.

À l’époque, tout ceci provoqua un véritable scandale qui, une fois de plus, déclencha des émeutes ultraviolentes et habilement orchestrées par certains pays musulmans. En Somalie, une religieuse italienne fut tuée en signe de protestation. Le groupe islamiste Asaeb en al-Irak al-jihadiya appela tous les musulmans à s’en prendre directement aux « chrétiens et juifs, dont les religions sont hostiles à l’Islam. » De simples paroles, pouvant être logiquement discutées et contredites, mais soigneusement enlevées de leur contexte, avaient réussi, une fois de plus, à embraser le monde musulman. De cette façon, nous avions pu réellement constater, avec consternation, que la controverse de 1391, affirmant que l’Islam ne laissait aucune place à la raison dans l’expression de la foi de ses croyants, était juste et fondée non seulement au XIVe siècle, mais aussi au XXIe siècle !

Face à ce soi-disant « scandale », comment avaient réagi nos médias occidentaux ? La grande majorité d’entre eux condamna sans appel Benoît XVI, contraint par la force des choses d’exprimer des regrets en déclarant : « il s’agissait d’une citation d’un texte médiéval qui n’exprima en aucune manière ma pensée personnelle. » Ceci n’empêcha pas le quotidien France Soir d’accuser le pape « d’avoir jeté de l’huile sur le feu », ce qui revenait à disculper et justifier la folie meurtrière des musulmans fanatiques. Son journaliste Dominique Jamet, prenant son courage à deux mains, réserva ses critiques au seul souverain pontife. « Que le Saint-Esprit me pardonne, mais le pape Benoît XVI n’était pas bien inspiré » de suggérer « que l’Islam était intrinsèquement enclin à la violence. »

Désinformation et dhimmitude quand tu nous tiens ! Pourtant, à la vue des émeutes et du fanatisme d’un grand nombre de musulmans, est-ce que le pape aurait eu tort de dire que « l’Islam est intrinsèquement enclin à la violence » ? N’est-ce pas la vérité ? Odon Vallet, docteur en droit et en sciences des religions, ne put s’empêcher de rejoindre le camp des lâches et écrivit dans les colonnes du Journal du Dimanche que la méthode de Benoît XVI ressemblait plus à « une main de fer dans un gant d’acier. »

Finalement, ces soupçons aboutirent à rendre coupable un seul homme de la réaction violente du monde musulman pour le simple fait d’avoir prononcé un discours. Dès que l’Islam se lève, le monde occidental retient son souffle en tremblant. Il reste tétanisé jusqu’à ce que l’orage se calme. Heureusement que nos ancêtres n’ont pas eu ce réflexe malsain, car aujourd’hui ou en serions-nous ? Nombreux parmi les détracteurs du pape Benoît prétendaient afficher un grand respect à l’égard de la laïcité, devenue, selon eux, une condition de paix civile ». N’ayons donc pas peur d’être aussi fermes avec l’Islam que nous le sommes avec les autres religions ! L’Islam engendre beaucoup de violence et de haine. Notre quotidien nous le rappelle chaque jour. Les crimes commis au nom d’Allah sont tellement nombreux que nous n’y faisons même plus attention. Nous les avons presque intégrés à notre quotidien. Le poète tragédien Vittorio Alfieri d’Asti nous disait, il y a plus de deux siècles : « De la peur de tous naît, sous la tyrannie, la lâcheté de presque tous. » N’attendons pas de ne plus pouvoir rien dire. C’est aujourd’hui que nous devons défendre nos libertés et ceci malgré le pouvoir que détiennent les collaborateurs de l’islamisation de l’Europe. Pour cette raison, comme l’ont très bien dit récemment Élisabeth Badinter et Régis Debray, « n’ayons pas peur d’être traités d’islamophobes ! » Notre liberté d’expression ne doit pas se laisser enfermer par des intimidations et un soi-disant antiracisme devenu avec le temps l’arme absolue des déconstructeurs de l’Occident.

Vincent Revel