famille

La famille

27/01/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Jusqu’à notre époque contemporaine et nos sociétés dépressives, le foyer et la famille furent toujours des piliers essentiels de l’équilibre de nos nations.

Ne nous laissons pas déborder par les multiples sollicitations de la vie moderne ; consacrons du temps à nos enfants ! Violence, alcoolisme, drogue, suractivité, stress et angoisse sont des maux d’adultes qui touchent de plus en plus les jeunes. Pour exemple, le suicide représente chez les 15-24 ans la deuxième cause de mortalité et la première pour les 35-44 ans, pour représenter au total 150 000 tentatives de suicide enregistrées chaque année ! Permettons à nos petits de vivre pleinement leur enfance en les tenants à distance des phénomènes de mode, en leur évitant d’avoir des emplois du temps surchargés par de multiples activités, en les écartant des décisions relevant du monde des adultes et en les éloignant de l’univers écrasant et culpabilisant de la propagande des médias et du star-system. L’enfance est marquée par l’innocence. Ne la tuons pas dès les premières années de son existence.

Il serait peut-être judicieux, à l’époque où seuls l’enrichissement et le pouvoir d’achat obnubilent nos contemporains, de revenir à un peu plus de lucidité pour permettre aux parents de consacrer plus de temps à leurs enfants. Ne craignons pas de diminuer notre train de vie pour que l’un des parents puisse se consacrer volontairement à l’éducation des enfants. Nous passons à côté de l’essentiel au nom des intérêts de certains lobbies, du profit, de la rentabilité, de la liberté de consommation, mais pour quel résultat ? Comme politique familiale, le gouvernement socialiste nous a proposé « le mariage pour tous ». Était-ce la réforme essentielle dans le cadre de la famille ? Était-ce une priorité ? Le Bloc Identitaire s’est prononcé, sans ambiguïté, contre cette loi.

À l’heure où notre société va mal, les patriotes préfèrent défendre les valeurs traditionnelles de la famille plutôt que d’adapter la législation de notre pays à des revendications de minorités ou de communautés. Aujourd’hui, ce que nous pouvons faire de mieux est d’aimer nos enfants avec force et de les éduquer avec conviction, patience et justesse en leur transmettant la mémoire de notre peuple. L’ancien évêque de Strasbourg Léon-Arthur Elchinger, l’un des derniers prélats de l’Église enracinés dans l’histoire de son continent et de son peuple, disait dans son ouvrage L’urgence du vrai, « une société qui salit avec tant d’inconscience et de précocité l’imagination des petits et des jeunes est une société en décadence. »

Aujourd’hui, pour être soi-disant ouvert d’esprit et progressiste, à des fins idéologiques, tout en sachant que la famille dite traditionnelle reste l’un des principaux héritages des temps anciens, l’État n’hésite plus à vanter les mérites de la famille monoparentale, éclatée et homosexuelle. Au nom de l’ouverture à l’Autre, il tolère la polygame et les mariages forcés. Face aux nombreuses déchirures et fractures de nos sociétés modernes, il est urgent que la cellule familiale puisse reprendre toute sa place dans nos sociétés modernes. Elle doit redevenir le noyau de nos communautés en restaurant un juste équilibre entre hommes et femmes.

Vincent Revel