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Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.