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Ils osent tout : « Hasna Aït Boulahcen est une victime du terrorisme »

21/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La famille de la jeune femme, complice avérée des terroristes du 13 novembre, morte dans l’assaut de Saint-Denis le 18 novembre a déposé plainte contre X pour terrorisme.

« Hasna n’est pas complice, Hasna n’est pas terroriste, elle n’est pas non plus kamikaze comme on l’avait présentée », explique Fabien Ndoumou au micro d’Itélé. L’avocat de la famille d’Hasna Aït Boulahcen, morte dans l’assaut donné par le Raid dans un appartement de Saint-Denis, cinq jours après les attentats du 13 novembre, s’interroge sur le « statut juridique » de la jeune femme de 26 ans. Et confirme que sa famille a déposé plainte contre X pour terrorisme et s’est constituée partie civile il y a quelques jours. « Le seul statut qui lui reste est qu’elle est victime du terrorisme », ajoute l’avocat.

Le seul si naturellement on exclut celui de complice. Pas besoin d’avoir été en lien direct avec la Syrie pour acquérir ce statut, M ° Ndoumou ! La police a établi avec certitude que la jeune femme, qui affichait sur sa page Facebook son soutien à l’État islamique, savait que son cousin, Abdelhamid Abaaoud, était l’auteur des attentats du 13, et qu’il en préparait d’autres visant un centre commercial de la Défense et dans un commissariat.

À plusieurs reprises, Hasna Aït Boulahcen a également fourni une aide matérielle au djihadiste de l’État islamique. Elle a notamment reçu une somme d’argent pour lui acheter des vêtements dans sa cavale. C’est également elle qui lui a trouvé un logement à Saint-Denis, par l’intermédiaire du logeur Jawad Bendaoud, et qui est allée le chercher en voiture à Aubervilliers pour le ramener dans sa nouvelle planque, rue du Corbillon. C’est là que tous deux ont été tués dans l’assaut donné par le RAID le 18 novembre. Hasna Boulahcen est morte asphyxiée, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture du kamikaze Chakib Akrouh, un Belgo-Marocain de 25 ans, qui se trouvait avec les deux cousins dans l’appartement.

S’il est vrai qu’elle ne souhaitait pas mourir en « martyr » (selon des sons amateurs consultés par Le Monde, elle a demandé à deux reprises à pouvoir sortir du bâtiment), cela ne l’exonère pas de ses responsabilités.