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Enraciné ou mondialiste : quel gouvernement pour nos sociétés dites modernes ?

20/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le siècle des Lumières, la querelle dite des Anciens et des Modernes ne cessent de faire des ravages et de diviser les Occidentaux. Aujourd’hui, nous voyons tous à quel point les politiques européens, fidèles au « modernisme », peuvent être déconnectés de la mémoire de leurs peuples.

2017 sera l’année des élections présidentielles en France. Dès à présent, les partis sont en ordre de bataille pour conquérir le précieux sésame qu’est devenue la couronne républicaine. Face à face, d’une façon un peu caricaturale, nous pouvons affirmer que deux camps s’affrontent ; les mondialistes contre les patriotes ; les modernistes contre les enracinés.
Depuis les années 1970, le système en place se définit comme moderniste ou progressiste. A la fin du siècle dernier, ses partisans avaient gagné le débat des idées et avaient réussi à enfermer dans des stéréotypes les patriotes enracinés. À présent, au vue des échecs continus de la politique dite moderniste ou mondialiste, le débat redevient plus qu’actuel.

Souvent, nous nous voulons meilleurs que les Anciens, plus intelligents ! Tellement attachés à la belle utopie du village-monde, basée sur l’idéologie multiculturelle du « bien vivre ensemble », un grand nombre de nos contemporains oublient de voir le monde tel qu’il est tout en estimant, un peu hâtivement, qu’ils peuvent faire l’impasse des leçons du passé.
Nos illusions mal placées, nos actions ne font que nous révéler nos manquements, nos peurs et nos lâchetés. Nous nous félicitons de notre République en sachant pertinemment qu’elle n’est plus démocratique.

Pour qu’il y aie démocratie, il faut avant tout qu’il puisse y avoir des élections libres et une délibération publique et ouverte. Aujourd’hui, ces deux conditions ne sont plus réunies. Face à ce constat, comme nos Anciens, que l’on trouve souvent à tort démodés ou dépassés, nous en sommes toujours à chercher le meilleur mode d’organisation politique.
Que ce soit avec la monarchie, le pouvoir d’un seul au service de la collectivité, l’aristocratie, le pouvoir des meilleurs au service de l’ensemble et la démocratie, le pouvoir du peuple pour le peuple, nos ancêtres furent déjà confrontés, dans notre longue histoire, à l’injustice et à l’inefficacité de leurs systèmes politiques.

Il est grand temps de savoir où nous voulons aller. Notre perte de souveraineté au profit d’une oligarchie mondialisée fait que notre démocratie se transforme lentement mais surement en régime autoritaire et liberticide.
Fracturée et déchirée, notre société n’est plus apte à fédérer la population autour d’un projet commun. Les décisions prises au plus haut sommet de l’Etat ne servent plus souvent le bien collectif. L’unanimité ne se fait plus autour d’une décision consensuelle.

Nous avons laissé depuis trop longtemps notre démocratie dériver entre les mains de politiques professionnels déconnectés de la réalité de notre patrie, ce qui revient à dire de l’intérêt collectif. Il est grand temps de redonner du souffle aux idées patriotes qui permettront à nos futurs dirigeants de prendre les bonnes décisions, en tirant justement des leçons objectives de notre histoire récente et ancienne.

Seule une politique solidement enracinée dans une histoire et une mémoire peut être une véritable alternative au mondialisme, système destructeur des identités charnelles et des véritables diversités et richesses de l’humanité. Contre l’uniformisation consumériste vendue en boucle par la propagande dite moderne et progressiste, seule une attitude rebelle, attachée à notre civilisation européenne, pourra permettre aux Européens du XXIème siècle d’être des hommes libres et fiers.
Le XXIème siècle ne peut être qu’identitaire. Ce n’est pas un souhait mais plutôt un fait établi !

Vincent Revel

Crédit photo : Jacques Fournier via Flickr (CC) = Bien enraciné