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Le particularisme danois dans la gestion des clandestins

12/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement du Danemark tente de mettre en œuvre de nouvelles approches pour gérer l’arrivée des réfugiés dans le pays. Par exemple émerge l’idée que les réfugiés qui ne seront pas considérés comme pauvres devront subvenir eux-mêmes à leurs besoins une fois arrivés. La police danoise aurait ainsi le droit de fouiller les bagages des nouveaux venus afin de savoir si ces derniers peuvent, ou non, financer eux-mêmes leur séjour, tant que durera le jugement de leur demande d’asile. Face à l’afflux continu de clandestins, le gouvernement avait aussi choisi d’abaisser les aides financières à ces derniers, et de mettre en place des campagnes de dissuasion dans les journaux syriens.

Mais le volontarisme danois ne s’arrête pas là
En effet, le Premier ministre du pays, Lars Leukke Rasmussen, appelle ses confrères européens à réformer le statut officiel des réfugiés, défini le 28 juillet 1951 à la convention de Genève. Actuellement, un migrant qui quitte un pays en guerre et entre illégalement dans un autre a le droit de demander l’asile à un autre pays que celui dans lequel il s’est rendu, et ceci y compris s’il y a passé plusieurs années. C’est notamment le cas de nombreux clandestins ayant fait halte en Turquie pendant un, deux ou trois ans, pour ensuite réclamer le statut de réfugié auprès d’un pays de l’Union européenne, alors même que leur vie n’est plus menacée. Le Premier ministre danois souhaiterait que cette possibilité prenne fin.

Les Danois avaient récemment réaffirmé leur particularisme
La gestion des clandestins n’est pas la seule question qui éloigne les Danois des gouvernements européens actuels ; ainsi, le 3 décembre 2015, le peuple danois avait choisi de voter « non » au référendum qui lui avait été proposé pour rapprocher le pays des institutions européennes. L’approfondissement de l’intégration du Danemark, dans les domaines de la sécurité, des frontières ou de la coopération policière via Europol, n’a pas été soutenu par les électeurs. Cette victoire des souverainistes laisse entendre que la fracture entre les Danois et Bruxelles est bien plus profonde que la seule crise actuelle des migrations.