Commission européenne

Budget illimité à Bruxelles pour « informer » les électeurs britanniques

04/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)

Après avoir augmenté les salaires de ses collaborateurs de manière très significative pour 2016 – 2.4% – après une précédente augmentation identique sur 2015, l’Union Européenne a décidé de mettre tout son poids et notre argent dans le prochain referendum qui doit se tenir en Grande Bretagne. Cette décision vient à la suite d’une série d’articles parus dans la presse Britannique qui soulignait que 10 000 Eurocrates gagnaient plus que leur premier ministre David Cameron!
Bruxelles se prépare donc à lancer une campagne soutenue «d’information » lors du prochain référendum en Grande-Bretagne pour tenter de convaincre les électeurs de rester dans l’Union européenne.
Les électeurs Anglais devraient voir arriver cette propagande pro-UE très prochainement avant ce vote sur l’avenir de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne.
Comme la Commission Européenne est basée à l’étranger, elle n’est pas contrainte de respecter les strictes règles des élections britanniques sur la quantité de dépliants et d’affiches produits par les différents partis pour leur campagne du référendum.

Les militants pour le Vote vers la Sortie ont fait part de leur mécontentement face aux moyens illimités de la campagne Pro-Europe. Ils ont appelé à des dons publics pour tenter de rivaliser avec leurs adversaires durant cette longue campagne.
Matthew Elliott, chef exécutif du groupe Vote vers la Sortie a déclaré: « Les règles de l’organisation d’un référendum ont été truquées afin que les militants pro-UE puissent dépenser énormément plus que les partisans du non. »
« Tous les partis basés au Royaume-Uni devront limiter leurs dépenses dans des montants imposés. La seule organisation exemptée de ces règles sera l’Union Européenne elle-même. »
« Les électeurs UK peuvent s’attendre à recevoir un déluge de propagande pro-UE des « eurocrates » lors de ce référendum, » ajoute-t-il. Matthew Elliott exhorte les électeurs à « reprendre le contrôle de l’Union Européenne ».
L’avertissement vient comme un ancien dirigeant conservateur, Michael Howard, qui a mis en garde le parti conservateur d’un risque de scission si David Cameron ne permet pas un vote libre des ministres lors du référendum sur l’EU.
Michael Howard, chef du parti Tory de 2003 à 2005, est devenu le plus haut responsable à déclarer que les ministres devraient conserver leurs portefeuilles même s’ils militent en faveur d’un vote anti UE.
Il a déclaré à la BBC que tous les avis devaient être traités avec respect et les ministres devraient être autorisés à faire campagne pour une sortie de l’UE s’ils le voulaient. Lord Howard a averti que si cela n’est pas le cas les ministres conservateurs ne seraient pas en mesure de collaborer efficacement après le référendum.

Le premier ministre a de son côté présenté ses propositions pour réformer l’Union Européenne lors du sommet du Conseil européen de ce mois-ci. Des sources conservatrices ont pourtant indiqué que les ministres avaient reçu des assurances en privé qu’ils pourraient faire campagne pour un Brexit sans démissionner. Mais Downing Street a dit qu’aucune décision sur un vote libre ne se ferait avant la fin des négociations en février.
L’intervention de Lord Howard est importante car il a été le mentor de M. Cameron – il lui a donné un emploi en tant que conseiller et l’a poussé vers le leadership. Il affiche aussi un désaccord avec un autre ancien dirigeant, Sir John Major, qui veut que tous les ministres en place montrent un front uni à la veille du vote.

La semaine dernière l’ancien chancelier Lord Lawson a également appelé à la liberté de vote. Mais Lord Heseltine, l’ancien vice-premier ministre, a déclaré qu’une telle démarche pourrait susciter une « guerre civile » au sein du parti Tory. M. Cameron de son côté veut déminer le terrain avant de se soumettre lui-même à un vote public promis avant la fin de 2017.