Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

L’ostracisme comme arme politique

18/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Comment peut-on se débarrasser d’un adversaire politique encombrant et gênant ? Dans un système manichéen, où le bien et le mal s’affronte, il n’y a rien de plus simple pour nos gouvernants d’utiliser les médias, acquis pleinement à la pensée unique, pour diaboliser un adversaire apte à les battre.

Les partis actuels dits de gouvernement sont devenus les maîtres de l’ostracisme. Jouant avec un certain talent et avec une bonne dose d’hypocrisie mais aussi de malhonnêteté intellectuelle le rôle émouvant des défenseurs de la démocratie et des valeurs de la République, notre oligarchie politique n’hésite pas quand ses intérêts sont menacés à sortir l’artillerie lourde en créant une hostilité collective contre les individus désignés comme dangereux pour l’idéologie dominante.
Systématiquement, le levier de l’émotion est employé lorsque la société mondialisée, sans-frontière et multiculturelle est attaquée dans ses fondements. Pour ceux qui ont la prétention de s’inscrire réellement dans le jeu démocratique en présentant aux peuples des idées politiques autres que celles défendues par notre élite apatride, la sanction est immédiate et les comparaisons les plus haineuses et les plus inacceptables sont automatiquement employées pour faire taire tout esprit d’opposition.

Le Front National est devenu aujourd’hui le parti qui soi-disant nous ramène aux heures sombres de notre histoire, vous savez, celles qui obligent les Français à se détester et à culpabiliser de tout et pour tout. Depuis peu, nous avons même appris que c’était la formation politique européenne qui pourrait ressembler le plus à Daesh !
Eh oui messieurs-dames, vous ne le saviez peut-être pas mais actuellement, selon des sources confidentielles sûres de néo-résistants, les cadres du Front National exécuteraient massivement, dans les arrières cours de nos immeubles, tous les réfractaires à Marine Le Pen ! Ils seraient même sur le point de rouvrir les camps de la mort et de projeter un vaste système de déportation en direction de l’Arctique ! Tout ceci est ignoble mais heureusement pour nos sociétés dites progressistes, nous avons des veilleurs, des indignés courageux, des journalistes efficaces et honnêtes mais surtout des politiques vertueux, capables de nous regarder dans les yeux et de nous dire toute la vérité.

Avec des méthodes aussi démagogiques et si peu démocratiques, nous pourrions penser que le temps de Staline n’est pas si loin de nous tellement ce dictateur fut et est encore aujourd’hui le maître à penser de tous ces manipulateurs de l’opinion publique. D’ailleurs, il n’est pas anodin de voir le gouvernement socialiste ainsi que les Républicains s’associer sans aucune gêne et quand le besoin s’en fait ressentir avec le parti communiste et l’extrême gauche.
Pour cette alliance, garantissant la victoire à n’importe quel prix, nos moralisateurs ont une grande faculté à oublier les crimes monstrueux que l’idéologie communiste a pu commettre dans notre histoire récente. Comme nous le montre « Le livre noir du communisme », quel que soit le continent sur lequel le communisme a pu s’installer, le résultat fut le même : la naissance d’une dictature.

Pour exemples : dans l’ancienne URSS, rien que pour les années 30, 6 millions de personnes sont mortes suite à la famine « imputable à la politique de collectivisation forcée et de prélèvement prédateur, par l’État, des récoltes des kolkhozes », il y eut aussi 720 000 exécutions, 1 million de décès attestés dans les camps et parmi les déportés, déplacés ou « colons spéciaux » et plus de 7 millions de personnes internées dans les goulags.
En Europe, sans parler de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Yougoslavie, de l’Albanie, de l’ancienne Tchécoslovaquie et de la Pologne qui connut un véritable martyr, 600 000 Hongrois furent déportés à partir de 1944, 200 000 ne revinrent jamais, plus de 10 millions d’Allemands furent déplacés par la force, plus de 2 millions n’arrivèrent jamais à destination.
Pour l’Asie, le problème est le même. La République populaire de Chine a compté jusqu’à 1200 camps de travail faisant plus de 20 millions de morts qui s’ajoutèrent aux 40 millions de victimes provoquées par « le Grand Bond en avant » de Mao Zedong. Ce sont les mêmes données, au Tibet (10 % de la population exterminée), en Corée du Nord (une spirale d’horreur pour plus de 3 millions de victimes), au Cambodge (un génocide qui dépasse l’entendement), au Vietnam (1 million de rééduqués), au Laos, à Cuba (avec le premier camp de travail correctif inventé par le fameux Che Guevara), au Pérou avec le Sentier lumineux, en Éthiopie…

Tout ça pour dire, que si nous avons matière à faire des comparaisons douteuses à propos de la politique, il me semble que les méthodes employées par Daesh ressemblent bien plus à celles utilisées par le communisme partout dans le monde.
Et pour aller plus loin dans ces comparaisons douteuses, j’ajouterai que le communisme-marxisme, encore bien présent dans l’esprit d’un grand nombre, n’a jamais su faire son mea-culpa ni faire naître une véritable démocratie comme l’islam politique a toujours été profondément ignorant des principes démocrates. Est-ce pour cette raison que l’islamisation de l’Europe est aujourd’hui autant encouragée ?
J’ai bien conscience qu’avec cette question, nous retombons sur le terrain glissant des comparaisons douteuses !

Vincent Revel