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Les patriotes pestiférés !

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Désormais, nous devons être lucides. Du fait que la France a déjà tellement changé, il sera très compliqué pour un parti patriote d’être convenablement représenté dans une assemblée locale ou nationale. Une grande partie des Français est tellement devenue individualiste, hédoniste, fataliste, adepte du multiculturalisme et indifférente au mot patrie qu’il sera plus qu’improbable de voir le Front National gagner une élection sans que notre pays soit malheureusement au bord du chaos.

Sans aucune contestation possible, le Front National est le premier parti de France. Ce parti patriote, capable de défendre l’identité française ancrée dans son héritage européen, rassemble les voix de près de 30 % de Français ! Aujourd’hui, d’un point de vue électoral, il est la seule formation politique française à s’opposer à la mondialisation, à la perte de souveraineté de notre nation, à l’immigration de masse, à l’islamisation de nos territoires et à la communautarisation de notre espace national.
Face à l’esprit de culpabilisation et de repentance qui anime la quasi-totalité de nos élites et face au Grand remplacement et au Grand métissage voulus par l’ensemble de la classe politique, il est le seul parti à vouloir défendre une France fière de son héritage et de son histoire. Dans une Europe dirigée par des technocrates apatrides, devenus avec le temps membres d’une oligarchie déconnectée des intérêts nationaux, le Front National propose une alternative patriote à la déconstruction des nations européennes et à la dissolution de la civilisation européenne dans une globalisation défendue avec pugnacité par l’ensemble des partis dits de gouvernement.

Ce second tour des élections régionales doit nous ouvrir les yeux. Les attaques indécentes et haineuses ainsi que le matraquage médiatique mis en place contre le Front National par un gouvernement démagogique, les références douteuses aux pages sombres de notre histoire entretenues malicieusement par des politiciens malhonnêtes et le fameux pacte républicain, servant surtout les intérêts d’un système à bout de souffle permettent une fois de plus d’écarter le Front National des postes qui pourtant ils mériteraient de tenir par sa position de premier parti de France.
Le spectacle donné entre les deux tours est le signe flagrant que notre démocratie ne fonctionne plus correctement. Le résultat des urnes n’est plus respecté et la voix d’une grande partie du peuple français n’est plus entendue. Cela fait plusieurs élections que les patriotes sont vulgairement mis au ban de la société française. Un message clair leur a été envoyé par le gouvernement socialiste et ses sbires républicains : « nous ne voulons plus de vous. »
Les nombreuses insultes entendues en boucle lors de ces élections et la comparaison plus que douteuse et scandaleuse qui a été faite entre le Front National et Daesh devraient vraiment faire comprendre aux électeurs patriotes qu’ils sont désormais considérés comme des pestiférés sur leur propre sol.

Après avoir fait ce constat, que pouvons-nous dire de plus constructif ?
Qu’il faut continuer la lutte !
Cela va de soi tellement la situation politique, économique et sociétale de notre pays et de notre continent nous donne malheureusement raison. Les électeurs français, en plaçant le Front National à la première place des partis politiques, laissent entendre qu’il y a encore une possibilité d’avoir un avenir enraciné dans une histoire face à une mondialisation tueuse des différences, des richesses et des diversités humaines. Mais la réalité doit justement ne pas nous faire oublier qu’il y a urgence. Le combat politique mené par le biais des urnes est important à poursuivre, mais pour l’instant il est strictement contrôlé par un système qui a fait de la pensée unique une arme redoutable, capable d’ostraciser tous ceux qui osent penser autrement que la propagande officielle. Pour cette raison, il nous faut penser à une autre forme de résistance.

Comme l’a dit récemment Julien Rochedy, nous n’avons peut-être plus le temps qu’une majorité d’électeurs sorte de sa dormition et de ce fait nous avons le devoir vis-à-vis de nos héritiers de sauver ce qui peut être encore sauvé en réfléchissant pour ériger des sanctuaires (associatifs, communautaires, culturels…) au service de la défense de l’identité européenne. L’idée peut paraître saugrenue, étrange, irréalisable, mais elle a le mérite de proposer une solution nouvelle dans une situation exceptionnellement troublée, signe d’un déclin déjà bien entamé.

Vincent Revel