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L’indécente instrumentalisation d’Anne Hidalgo

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Certes, le maire de Paris n’est pas la première personnalité politique à faire l’odieux amalgame FN = Daesh. Pourtant, Anne Hidalgo franchit un nouveau pas dans l’abject en essayant d’enrôler les victimes et les cibles des attentats dans son combat politique anti-FN.

Alors que c’est le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui trouvait que la succursale syrienne d’Al-Qaeda, le Front Al-Nosra, faisait du « bon boulot » et armait les terroristes, alors que c’est le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui estimait que « prôner le djihad n’est pas un délit », alors que c’est tout le gouvernement qui ouvrait grand les portes aux « réfugiés » parmi lesquels se cachent des terroristes, il paraît que voter Front National, c’est voter État Islamique.
Notre classe politicienne nous a certes habitués aux amalgames les plus stupides ou les plus sordides (le PADAMALGAM, c’est bon pour les autres), mais celui-ci repousse encore un peu les limites.
Et ce n’est pas non plus la première fois que ce pouvoir aux abois pratique l’instrumentalisation des victimes. Nous avons tous en mémoire le fameux « Nous sommes tous Charlie » et la photo du petit Aylan.
Nous ne sommes donc qu’à moitié surpris quand l’une de ces grandes figures « républicaines » mélange ces deux ingrédients pour nous concocter un cocktail à sa façon. Au shaker, c’est le maire de Paris, Anne Hidalgo, qui enrôle malgré elles les cibles et les victimes des attentats du 13 novembre dans son combat anti-FN.

Ne reculant devant aucune abjection, elle tweete :

Je veux saluer les résultats remarquablement faibles du FN dans les bureaux de vote des quartiers ciblés lors des attentats du 13 novembre.

Et enfonce le clou quelques instants plus tard en n’hésitant pas à impliquer une connivence entre les terroristes se revendiquant de l’État Islamique et le Front National :

Fière du peuple de Paris qui a défié la peur en répondant dans les urnes avec une dignité qui déjoue la stratégie des terroristes.

Que ne sommes-nous pas au Far West pour sortir de la ville de tels escrocs enduits de goudron et de plumes…

Charles Dewotine