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Les bides du Président

Source : Boulevard Voltaire
Premier bide : son appel au drapeau. Deuxième bide : sa cinéscénie des Invalides. Troisième bide : ses pérégrinations à Washington et Moscou. Quatrième bide : la COP21. Cinquième et le summum des bides : sa lutte bidon contre le terrorisme.

Je ne veux pas parler de son bide, de son ventre de sexagénaire bedonnant, mais du bide que notre mal-aimé Président vient de se prendre sur plusieurs plans.
Premier bide : son appel au drapeau, ces trois couleurs qu’il avait abandonnées au profit du Front national alors que rien n’empêchait les partis les plus à gauche de les brandir. J’ai bien parcouru les rues parisiennes. Un drapeau sur cent, sur 500, sur 1000 appartements, avait été hissé aux balcons, mais cela n’a pas empêché les télés aux ordres de faire un savant montage de films mis bout à bout pour donner l’impression à leurs téléspectateurs que les Parisiens avaient suivi massivement les recommandations de l’Élysée. Ce qui, évidemment, était une pure affabulation médiatique pour satisfaire l’ego présidentiel.

Deuxième bide et pas des moindres : sa cinéscénie des Invalides. Une monstrueuse récupération. Enfin, une tentative de récupération politicienne. Une mise en scène ridicule digne d’un Jean-Paul Goude. Un discours d’une platitude ahurissante. Un ton de circonstance qui illustre parfaitement la maxime d’André Gide « On ne peut pas à la fois être sincère et le paraître ». Et le ridicule ne tuant plus, un fauteuil, que dis-je un trône, isolé de tous ses invités, face au vide des pavés de la cour des Invalides. On l’avait vu dans cette même cour illustre, se courber devant une plaque d’égout alors que le cercueil du malheureux soldat tué au combat était à dix mètres de lui, mais là, trônant seul devant les familles endeuillées par le terrorisme islamiste, il rappelait le dictateur coréen posant assis devant une armée d’officiers.

Troisième bide : ses pérégrinations à Washington et Moscou pour tenter de rassembler sous sa baguette de chef de guerre les points de vue les plus opposés aux siens. Au Kremlin, sa persistance à vouloir éliminer Bachar (n’est-ce pas, François ?) m’a fait un effet pitoyable devant la fermeté affichée par un Poutine plus épanoui que jamais. Le résultat de cet entretien ? Laurent Fabius a renié trois ans de sa politique syrienne en admettant enfin qu’il fallait faire confiance à l’armée syrienne – pas la libre, la vraie armée syrienne. Poutine aurait-il raison de l’entêtement de son interlocuteur ?

Quatrième bide : la COP21 qui va rassembler à Paris plus d’une centaine de chefs d’État. Ce qui pourrait paraître comme un réel succès, car peu d’événements dans le monde permettent un tel rassemblement. La guerre à la pollution dévastatrice créée par l’homme mérite bien une messe, non ? Eh bien, là encore, tout laisse à penser que derrière les sourires de chacun de ces chefs d’État qui représenteront à Paris près de 7 milliards d’individus pollueurs, derrière les sourires affichés, aucune décision ne sera prise, car l’homme étant l’homme, rien n’arrêtera sa marche en avant à la consommation.

Cinquième et le summum des bides : sa lutte bidon contre le terrorisme. Une lutte faîte de paroles débitées après chaque attentat par des promesses sans lendemain. Une lutte dont il se refuse à nommer le fondement. Il ne faut surtout pas fâcher la communauté musulmane, alors, interdit de parler d’islamisme et d’islamisation. Laissons entrer des milliers d’hommes seuls dont lui seul est persuadé qu’ils sont tous des saints envoyés par Mahomet pour nous donner la paix. Comme vient de le déclarer Alain Marsaud, fondateur du parquet antiterroriste : « J’ai honte de nos échecs… 15 ans de carences dans le renseignement de peur de stigmatiser les personnes surveillées… J’ai demandé au Président, à la suite de l’attaque du Thalys, de remettre provisoirement les frontières en place, etc. »

Floris de Bonneville
Journaliste