hollande

Nos dirigeants sont-ils compétents ?

23/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
À l’heure où notre pays connaît des évènements durs et tragiques, nous pouvons saluer unanimement l’efficacité, le courage et l’abnégation de nos forces de l’ordre. Après avoir fait ce constat mérité pour ceux que l’on envoie en première ligne, que devons-nous penser de l’action de nos dirigeants ? Ont-ils été réactifs et performants, comme le prétend notre système de désinformation, ou ont-ils été laxistes et dépassés, comme l’affirment leurs véritables opposants ?

Depuis ce triste vendredi 13, marqué à jamais par la main sanglante de l’islamisme radical, les gardiens du dogme sans -frontiériste multiculturel musèlent systématiquement et aveuglement les dissidents à l’idéologie dominante du bien vivre ensemble. Sans jamais réellement nommer explicitement la menace, nos responsables politiques prétendent assurer la sécurité des Français. Sans jamais parler sérieusement du monde complexe de l’islam sunnite, sans jamais se référer aux problèmes liés à l’immigration, au communautarisme, à la fracture nationale, ils ont la prétention de nous dire en chœur : « nous serons les plus forts ! » Les yeux dans les yeux, ils nous demandent de leur faire confiance. La main sur le cœur, ils nous expliquent avoir compris, que la France sortira grandie de cette difficile épreuve. Accrochés solidement à leurs fonctions, ils sont certains de maîtriser la situation. Cette attitude est toujours surprenante. Avoir autant de certitudes après avoir accumulé autant d’échecs est tout bonnement stupéfiant ! À ce niveau, pour être autant incapable de se remettre en cause ou en question, cette pathologie relève certainement d’un sérieux trouble du comportement.

Depuis une semaine, nous sommes soi-disant en guerre contre Daech. De ce fait, après nous avoir dit et redit que Bachar El-Assad était l’ennemi numéro 1 à abattre, nous désignons soudainement, dans la précipitation, l’État islamique au Proche-Orient comme nouvel adversaire. Il n’y a vraiment rien à dire, nos dirigeants donnent absolument l’impression de tout comprendre ! Tout ceci pourrait nous faire sourire, surtout lorsque l’on se souvient vraiment des propos tenus par le soldat Hollande et notre ministre des Affaires étrangères Fabius, si malheureusement il n’y avait pas 130 morts pour nous rappeler à l’ordre. Bref, nous n’en sommes pas à un paradoxe prêt, le ridicule dans notre République aux valeurs exemplaires n’a encore jamais tué personne au contraire de l’islamisme radical.

À présent, notre équipe de choc gouvernemental annonce, comme le demandait depuis des années le Bloc identitaire, l’expulsion des terroristes binationaux avec la déchéance nationale, la fermeture des mosquées salafistes et radicales, l’armement des policiers municipaux, le recrutement de policiers et de militaires, la lutte contre le trafic des stupéfiants, source de financement des réseaux djihadistes, et organise enfin des descentes musclées dans nos banlieues pour y saisir les armes et démanteler les potentiels groupes islamistes.
Il a quand même fallu 130 victimes pour que nos dirigeants commencent à passer à l’action ! Je dis juste « commencent », car ce n’est que le début d’une lutte, une lutte qui s’annonce acharnée tellement le problème paraît solidement ancré dans le sol de France. En instaurant le multiculturalisme comme unique modèle possible pour nos sociétés occidentales, nos responsables ont tout fait pour fragiliser l’unité nationale. Pour avoir cru naïvement en cette utopie, nous allons donc en payer le prix fort !

Il y a peu Michel Houellebecq confiait à un journal italien qu’il « est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’État ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les ténors de l’opposition, sortent avec les honneurs de cet examen. » Espérons-le, tant ils nous ont menti et tant ils ont été défaillants.

Vincent Revel