Guillaume Faye participera aux Assises de la Remigration le 15 novembre 2014 à Paris

Massacres du 13 novembre (1). La guerre contre l’islam déclarée ? – par Guillaume Faye

11/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Voici la première partie d’une analyse dont la seconde, à paraître très bientôt, s’intitulera « La France désarmée. Pour des solutions radicales . Au lendemain des attentats djihadistes du 7 janvier 2015, j’avais écrit – dans ce blog et dans mon récent livre Comprendre l’islam – que ce n’était qu’un début et que nous allions voir bien plus grave. C’est arrivé, en cette soirée du vendredi 13 (tout un symbole, cette date) du mois de novembre 2015. Et ce genre de carnage va continuer et s’amplifier.

L’implacable logique du djihad

Depuis plus de 30 ans, tous les attentats meurtriers perpétrés en Occident et ailleurs le sont au nom de l’islam. Arrêtons de parler d’”islamisme”. New-York, Madrid, Londres, Toulouse, Moscou, Boston, Bruxelles, Bombay, etc., les attentats et attaques des moudjahidines se succèdent. Sans compter ceux qui sont déjoués de justesse. Et ça ne fait qu’empirer. Dire qu’il s’agit d’une ”riposte” de l’État islamique Dae’ch aux frappes aériennes occidentales est une plaisanterie. Puisque les attentats musulmans (appelons les choses par leur nom) ont commencé en Occident bien avant la création de Dae’ch. Même si cet ”État islamique” était éliminé, tout continuerait : c’est-à-dire la guerre subversive d’invasion, alimentée par une immigration hors contrôle, par une natalité intérieure supérieure et par une aide objective apportée à la fois par notre oligarchie politique et par des États musulmans qui encouragent l’immigration de conquête.

Nous vivons tout simplement une reprise de la guerre avec l’islam et le monde arabo-musulman, affrontement ethnique, qui a commencé à l’orée du Moyen-Âge et qui continue. Il est sans intérêt et d’une stupidité formidable d’aller combattre l’islam (ou comme on dit, l’ ” islamisme ”) sur ses terres tout en le laissant se répandre chez nous. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille renoncer à écraser et détruire Dae’ch, notamment par une coopération militaire étroite avec la Russie. L’État islamique n’est qu’un facteur aggravant mais nullement la cause de la reprise du djihad mondial.

Cet État islamique, Dae’ch, prétend avoir ordonné et a revendiqué l’attentat du 13 novembre à Paris « contre les idolâtres » au nom d’Allah, en référence à la sourate 59, verset 2 du Qoran. L’action dépasse donc une simple représailles militaire aux frappes françaises mais s’inscrit dans la logique millénaire du djihad musulman, fondamentalement agressif. Il dit se défendre mais il attaque. Bien entendu, on trouvera toujours des musulmans sincères et extrêmement lucides, horrifiés par ces exactions, au fond d’eux mêmes schizophrènes et rejetant ce qui est le cœur de leur mémoire ancestrale, de leur identité. Ils rêvaient d’un islam pacifique. Ils se réveillent.

”Religion de paix” et barbarie

Inutile de revenir sur les détails des carnages commis par des tueurs maghrébins qui auraient pu faire beaucoup plus de dégâts s’ils avaient été correctement organisés, notamment au Stade de France. Les médias se sont repus des tueries, un spectacle comme un autre, un film d’horreur en vrai, pas virtuel ; qui sidère une société française dévirilisée, ramollie, vieillissante, humanitarisée.

Jamais la France n’avait connu un tel attentat aussi meurtrier D’ailleurs, il ne s’agit pas seulement de ”terrorisme” – ce mot fétiche ridicule – mais d’une opération militaire et guerrière, ciblée. Guérilla de terreur intérieure.

Environ 130 morts ou plus, abattus ou achevés, sans compter les centaines de blessés graves, dont beaucoup handicapés à vie, inférieurs d’ailleurs aux 224 morts (qu’on a oubliés) de l’attentat contre l’Airbus A 321 de touristes russes au dessus du Sinaï, victimes, eux aussi, des sympathiques sectateurs d’Allah, le Miséricordieux. Les tireurs, à Paris, hurlaient « Allah Ouh Akhbar ! » Mais chacun sait que l’islam est une ”religion de paix”, selon la formule du crocodile Jack Lang, directeur de l’Institut du Monde arabe, dont le parcours n’est pas très clair…

Il faut savoir, tout de même, que depuis 1980, cette religion de paix a causé plus de 90% des morts par attentats ou terrorisme et est impliquée dans 70% des guerres dans le monde. Ce qui est frappant, c’est – comme on le voit avec Dae’ch, Boko Aram, Al Qaida, etc. – cette complaisance dans le carnage et la barbarie, cette fascination fanatique pour l’horreur, la torture et le bain de sang, qui dépassent de loin la nécessité militaire. Comme je le suggère dans mon récent essai Comprendre l’islam, ce dernier n’est pas seul en cause, mais probablement le socle anthropologique qui l’a produit…

L’islam, religion de paix, c’est d’ailleurs le lézard médiatique que la propagande officielle a, une fois de plus, essayé de faire passer au lendemain des attentats. L’imam essoufflé de la grande mosquée de Bordeaux a larmoyé dans plusieurs journaux et chaines TV, expliquant que le véritable islam n’avait rien à voir avec ces tueurs. Il a lu le Qoran ? Sur France 2, on vit une scène intéressante qui ne put être censurée à temps par les autorités médiatiques. Un jeune imam de banlieue, présenté comme un ”modéré” sympathique, condamne bien entendu les attentats. Mais, à la question du journaliste qui lui lit un verset du Qoran appelant au meurtre des infidèles, il bafouille. On coupe.

Après ce carnage, commis au nom d’Allah, va-t-on continuer à présenter l’islam comme une religion de paix, innocente ? Mais, oui, bien sûr ! Faites confiance à notre oligarchie. Toutes les chaines de télé se sont efforcées d’innocenter l’islam et ont lourdement insisté sur l’initiative du CFCM, qui ressemble à un enfumage.

L’inquiétante duplicité du CFCM

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a fait lire, le vendredi 20 novembre, dans les 2.400 mosquées de France ( !) un « appel solennel » contre la violence, pour l’amour de la République et de la France. Ça ne mange pas de pain… Sincère ou pas, cet appel grandiloquent est un coup d’épée dans l’eau. Les jeunes musulmans des banlieues communautarisées et radicalisées au salafisme djihadiste se moquent des caciques du CFCM. Leur islam modéré leur apparaît falsifié. Comme le dit Lydia Guirous, militante de la laïcité et qui a écrit l’essai Allah est grand, la République aussi, les 90 mosquées salafistes de France « ne sont que la face émergée de l’iceberg » et « le communautarisme islamique gangrène les banlieues », ajoutant que « des Molenbeek (cette banlieue de Belgique, vivier des terroristes), il y en partout en France ».

Le CFCM se prend d’ailleurs les pieds dans le tapis et, par une énorme bourde, révèle sans le vouloir que le djihad terroriste est bien consubstantiel à l’islam tout en prétendant le nier. En effet, dans la prêche qu’il fait lire dans les mosquées, il affirme que « le djihad par les armes n’est légitime que lorsque les voies pacifiques ont échoué et en cas de légitime défense ». Ce qui signifie implicitement que : 1) si l’infidèle n’entend pas se soumettre et se convertir gentiment, on peut légitimement le frapper par les armes ; 2) que les terroristes peuvent s’estimer en état de légitime défense à la suite des interventions militaires des ”croisés” français au Sahel et au Moyen-Orient.

La prêche solennelle du CFCM ajoute : « les versets coraniques et les hadiths authentiques bannissent sans équivoque tout acte qui attente à la vie des innocents ». Tout est dans la définition desdits ”innocents” , car pour l’islam, les infidèles impurs ou les apostats victimes des attentats ne sont pas des ”innocents” ; seuls sont innocents les sectateurs orthodoxes d’Allah.

On mesure par là soit la bêtise, soit plus probablement la duplicité du CFCM. Normalement, il aurait dû dire : ” le véritable islam réprouve toute violence et prône la paix avec tous, appartenant à d’autres religions ou athées”. C’était impossible à prononcer, puisque c’est grossièrement faux et contraire au Qoran.

La stratégie séculaire de l’islam

Je répète ce que j’ai expliqué dans mon dernier essai Comprendre l’islam : tous ces crimes commis partout dans le monde au nom de l’islam sont nécessairement consubstantiels à l’islam et à son Qoran comme au comportement de Mahomet, oracle plus que prophète. Le message islamique est centré sur la guerre de conquête (djihad) alliée à la ruse mensongère (taqiya) et rythmé par trois phases successives : Dar al-Suhr (le moment et le domaine de la ”trêve” où le musulman est faible et minoritaire et fait semblant d’être pacifique), le Dar al-Arb (le moment et le territoire de la guerre, la conquête violente que nous vivons aujourd’hui) et le Dar al-Islam : le moment final et le territoire de la ”soumission” (sens du mot islam) auxquels tous doivent se plier. Le salafisme violent est le véritable islam, fidèle à ses sources. La fameuse ”radicalisation” des jeunes musulmans est, comme l’étymologie l’indique, un retour aux racines, aux sources, à la vérité de l’islam ; et un passage au Dar al-Arb, que la première génération d’immigrés musulmans n’envisageait pas, puisqu’elle en était au Dar al-Suhr des minoritaires. L’islam pacifique est soit un moment tactique provisoire, soit une erreur d’apostats s’il se prolonge.

La guerre contre l’islam n’a jamais cessé depuis l’an 732 où le grand-père de Charlemagne, le Franc Charles Martel, a arrêté les hordes d’Abd-El Rahman au nord de Poitiers. La guerre change de forme, de morphologie, elle connaît des trêves mais elle conserve sa nature intrinsèque dans la longue histoire. Le présent et le futur reproduisent et amplifient le passé, dont la force reste intacte. En oubliant leurs racines et leur mémoire, les Européens oublient leurs ennemis et détruisent leur avenir.

L’islam n’est pas envisageable sans la violence guerrière et sanglante de conquête et d’intimidation. C’est peut-être une chance, une possibilité de réveil et de contre-offensive par rapport à une islamisation et une invasion démographique qui seraient pacifiques et indolores. C’est ce point qui sera examiné dans la seconde partie de cet article à paraître très prochainement, qui s’intitulera : « Massacres du 13 novembre 2 . La France désarmée. Pour des solutions radicales ».