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La puissance économique de l’État islamique : une analyse du Centre d’analyse du terrorisme

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Centre d’analyse du terrorisme est l’un des plus importants laboratoires d’idées européens sur le sujet
Le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) est présidé par Jean Charles Brisard, spécialiste du financement du terrorisme, ancien directeur du pôle d’enquête pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Dans le comité d’honneur du CAT, on trouve entre autres le juge Marc Trévidic, du pôle antiterroriste près le tribunal de Grande instance de Paris ainsi qu’Alain Juillet, président du Club des directeurs de sécurité des entreprises, ancien haut responsable de l’Intelligence économique auprès du Premier ministre, et ancien directeur du renseignement de la DGSE.

Que nous apprennent les informations du CAT sur le financement de l’État islamique, publiées hier par le Figaro ?
Selon le CAT, l’État islamique dispose d’un patrimoine de quelque 2 260 milliards d’euros et d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros. Ce qui en fait l’organisation terroriste la plus riche et la plus puissante de l’histoire. Il est doté d’un gouvernement, et ses finances sont gérées par un ministre à part entière.

D’où proviennent ces richesses ?
Daech (acronyme arabe pour « État islamique ») contrôle un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour plus de 60 % de son budget annuel, il tire ses richesses de son territoire : pétrole, gaz, phosphate, blé, orge et coton. Ces matières premières sont écoulées vers le reste du monde avec la complicité de la Turquie, soutien essentiel du terrorisme musulman avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, par ailleurs alliés officiels des gouvernements occidentaux dans leur lutte contre l’islamisme… Comme tout État mafieux, et en Europe le Kosovo créé de toutes pièces par les États Unis en est un bon exemple, Daech vit également d’extorsions et de trafics en tout genre, trafic d’art ou encore d’êtres humains. Il dispose également d’un arsenal fiscal à faire pâlir nos socialistes, dont une taxe de 20 % sur les pillages des sites archéologiques ou encore la taxe de « protection » sur les non musulmans, la « jizya », qui ruinent les chrétiens d’orient.

Mais Daech a aussi des frais…
Il lui faut payer les salaires des 30 000 soldats de son armée, verser des pensions aux familles des combattants tués, entretenir ses bases militaires, payer les ingénieurs qui exploitent ses puits de pétrole et les financiers qui gèrent les nombreuses banques qu’il contrôle, en toute impunité. Il doit aussi payer la formation, bien sûr, islamiste, des enseignants. Bref, un État « presque » normal…