FRANCE-ATTACKS-PARIS

Le gouvernement pouvait-il s’attendre aux attentats de Paris ?

19/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Comme le reconnaît Le Monde daté de mercredi, l’exécutif pressentait manifestement que la menace d’attentats était élevée et imminente. Et il agissait en conséquence. Exemple : le matin même du 13 novembre, un exercice simulant des attentats a été conduit par les services d’urgence hospitaliers.

Est-ce à dire que le gouvernement attendait ces attentats, voire a pu les manipuler à des fins politiques ?
Ce n’est sans doute pas si simple. Les attentats du 13 novembre n’ont pas le même objet ni le même mode opératoire que l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier dernier. Les attentats de Paris avaient pour but de faire un grand nombre de morts de manière relativement aveugle. Ils se sont appuyés sur des kamikazes, ce qui est une première en Europe. Il s’agit donc de terrorisme au sens propre, à grande échelle, et non pas d’une opération punitive ciblée et symbolique.

Mais pourquoi vouloir spécifiquement terroriser la population française ?
On peut avancer deux explications, qui peuvent se combiner.
D’une part, Daesh avait des raisons militaires de frapper la France. En effet, depuis la mi-octobre, la France a réellement frappé des sites de l’Etat islamique, notamment un centre d’entraînement accueillant des mercenaires francophones.
D’autre part, Daesh a pu recevoir ordre de ses commanditaires de mener une action de représailles contre la France.

La Turquie et les dictatures islamistes du Golfe notamment sont réputées soutenir Daesh…
Selon Thierry Meyssan, qui s’exprime sur le site du réseau Voltaire, je cite, « Les gouvernements français successifs (…) se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour [ces Etats], avant de se rétracter ». Fin de citation. D’où cette mesure de représailles pour faire pression sur la France. On comprend que le classe politique invite le président Hollande à un revirement de sa politique étrangère…