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Myriam El Khomri : et si on mettait fin à la période d’essai ?

11/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ne jetons pas (trop) la pierre à Myriam El Khomri. Ce n’est pas de sa faute si elle enchaîne boulette sur boulette, personne ne lui avait dit qu’elle aurait à connaître les dossiers ou à prendre la parole.

La pauvre ministre du Travail n’est, comme la plupart de ses collègues, qu’une preuve vivante que la discrimination positive (recrutement sur des critères sexuels, ethniques, politiques ou autres que la simple compétence) est une absurdité.
Voilà une ministre du Travail incapable de dire combien de fois un CDD peut être renouvelé (2) et qui d’ailleurs connaît à peine la différence avec le CDI. Elle enchaîne quelques jours plus tard en lançant au détour d’une interview qu’« on n’a jamais eu autant de créations nettes d’emplois en France ». Euh, si, sans aller chercher loin, au premier trimestre 2011, 78 300 créations de postes contre 23 800 au deuxième trimestre 2015. Il est vrai que les créations nettes d’emploi sous le quinquennat de Hollande, c’est une première.
Ne lui jetons donc pas trop la pierre et rappelons-nous simplement qu’elle n’est pas là pour sa connaissance des dossiers, pour sa compétence ou quoi que ce soit d’approchant. D’ailleurs, elle est en charge d’une réforme « révolutionnaire » du Code du travail ? Ne vous inquiétez pas, on ne touche ni à la durée du travail, ni au CDI, ni au SMIC…, ni à rien d’important, en fait. Comme c’est juste pour la galerie, on laissera Myriam El Khomri jouer à la réforme.

Et puis elle ne fait que montrer son incompétence et son ignorance absolue des sujets qu’elle est supposée traiter avec plus d’ingénuité que la plupart de ses collègues, à la langue mieux pendue sans doute. Bizarrement, Fleur Pellerin, ministre de la Culture qui avoue ne pas lire ou ne pas aller voir d’exposition passe mieux, plus d’aplomb dans l’inculture crasse. L’air de collégienne convoquée au tableau alors qu’elle n’a pas révisé ses leçons de Myriam El Khomri dès qu’elle passe à la télévision en fait une proie facile.

Elle a beau se cacher derrière son sexe et ses origines marocaines, elle n’a pas l’aplomb ou la morgue idéologique d’une Najat Vallaud-Belkacem pour faire taire les critiques. Et puis, NVB, elle, elle fait exprès de faire du mal à l’école. Elle pourrait peut-être apprendre de Taubira l’art de tweeter sous acide, ça ferait au moins diversion ?
Ce qui la rassure quand elle regarde ses collègues, c’est que licenciement pour incompétence, ça n’existe visiblement pas pour les ministres.

Dommage, car en réalité, c’est à tout ce gouvernement, « président » compris, qu’il faudrait mettre fin à la période d’essai.

Charles Dewotine