László Kövér

László Kövér: «Les Hongrois ne veulent pas être complices de la destruction de l’Europe»

05/11/2015 – EUROPE (NOVOpress)
László Kövér, président du Parlement hongrois, défend la politique migratoire menée par la Hongrie et dénonce « la dictature du politiquement correct » en Europe.

László Kövér, président du Parlement hongrois, membre du Fidesz, est un des plus anciens compagnons du Premier ministre Viktor Orbán. Interrogé par le quotidien autrichien Die Presse, il confirme que son pays est déterminé à résister à l’immigrationnisme de l’Union européenne.

Les Hongrois ne veulent pas être complices de la destruction de l’Europe. […] Par opposition à d’autres États, le pays ne veut pas être une agence de voyages pour immigrés.

Kövér lance une mise en garde aux partis de centre-droit d’Europe occidentale, tels les conservateurs autrichiens de l’ÖVP, engagés dans une politique immigrationniste que rejettent beaucoup d’électeurs. « Si les partis de centre-droit d’Europe ne sont pas capables de se libérer de l’emprisonnement où les enferment les partis de gauche, ils ouvrent un espace à droite pour des forces radicales et anti-système ».
C’est ce qui vient de se produire aux élections municipales de Vienne, où l’ÖVP a subi de lourdes pertes au profit de la FPÖ de Heinz-Christian Strache. Aux yeux de Kövér, du reste, la FPÖ n’est pas un parti extrémiste. « Quand la FPÖ obtient plus de 30 % des voix à Vienne et qu’on la traite d’extrémiste, cela veut dire qu’on traite d’extrémistes un tiers des électeurs. Ou alors on les traite d’imbéciles, parce qu’ils ne comprennent pas pour qui ils votent. » En réalité, les électeurs ne font que « se défendre contre le mépris qu’ont les grands partis pour leurs préoccupations ».

Le problème de fond, selon Kövér, c’est que les hommes politiques veulent gouverner selon les normes du politiquement correct,

c’est-à-dire imposer leurs propres opinions à la majorité. Mais cela c’est dictatorial. Nous l’avons déjà eu durant la dictature brune puis la dictature rouge. Aujourd’hui, c’est la dictature du politiquement correct.

Il existe aujourd’hui, en effet, « une censure morale invisible, une terreur spirituelle en Europe ». Kövér croit que l’actuelle crise migratoire

inaugure la fin de cette dictature du politiquement correct. Les gens la rejettent. Vous pouvez voir sur internet comment les lecteurs, dans les commentaires des journaux, rejettent les opinions officielles. Ils protestent dans les rues, en Allemagne aussi. Et ils ne protestent pas seulement à cause de la politique migratoire, mais aussi à cause de la manière opaque dont est négocié le traité de commerce entre l’Europe et les États-Unis.