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Interview exclusive de Tony O’Neill, leader du Parti du Peuple Celte 4/5 : l’immigration

31/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que les provinces françaises se battent pour sauver leurs langues et traditions régionales, NOVOpress vous propose une interview exclusive du fondateur irlandais du Parti du Peuple Celte – PPC —. Nous publions cet entretien-fleuve en cinq parties afin de vous en offrir une lecture plus agréable. La première est consacrée à la naissance du mouvement et aux questions politiques. La seconde est axée sur la défense de la culture celte, le monde celtique et les liens que noue le PPC avec la diaspora celte dans le monde. La troisième traite des questions liées à l’Union Européenne. Les deux dernières sont consacrées à l’immigration. >

NOVOPRESS : Au cours des années du « tigre celtique » – entre 2000 et 2007 –, l’immigration en Irlande avait été massive et soudaine. Mais surtout européenne et plus spécifiquement polonaise – on prétend que le polonais est la seconde langue parlée en Irlande —. Avez-vous vu une transformation de la société irlandaise ?
Tony O’Neill : L’Irlande a en effet reçu beaucoup de Polonais qui ont pris les emplois d’irlandais, mais l’Irlande est restée l’Irlande et les Polonais sont restés discrets. Mais avec leur arrivée, les taux de rémunération du peuple tout entier ont baissé. Pour autant, ce sont aussi nos frères et nos sœurs européens et nous voulons les encourager à retourner en Pologne et se battre pour sauver leur propre pays des forces de destruction qui attaquent tous les pays européens.

NOVOPRESS : Ces dernières années avec la crise financière, l’immigration a changé de nature et les immigrants européens ont laissé leur place à d’autres, surtout arabes. Est-ce visible en Irlande et en particulier dans les grandes villes comme Dublin ?
Tony O’Neill : En Irlande il y a aussi des zones qui sont fortement occupées par des Arabes et des Africains, mais pour l’instant sans pénétration dans la société civile. Danny McCoy – leader du syndicat patronal IBEC — a déclaré que la population irlandaise atteindra 10 millions d’habitants en 2050. Alors qu’actuellement le peuple celte d’Irlande représente 4 millions de personnes, l’idée est clairement de transformer dans les années à venir notre peuple en une minorité au sein de son propre pays. Nous ne laisserons pas cela se produire et nous nous battrons pour conserver nos terres et sauver notre peuple du génocide.

NOVOPRESS : La flotte irlandaise a récemment été envoyée en Méditerranée pour aider les réfugiés alors que les forces navales ne sont pas assez importantes pour effectuer des patrouilles contre la pêche illégale dans les eaux irlandaises : où est la logique de cette démarche ?
Tony O’Neill : La logique est très simple. Les politiques qui ont lancé cette opération sont manipulés par les bailleurs internationaux qui s’emploient à affaiblir l’Europe. Et maintenant, même notre marine participe à cet effort. Tout homme politique au sein du Parlement irlandais est dans cette logique et sont tous des vendus. Ce sont des traîtres, non seulement à l’Irlande, mais aussi à l’Europe. Quand nous gagnerons en puissance nous demanderons des comptes à toutes ces personnes devant une Cour de justice pour trahison.

NOVOPRESS : Avez-vous l’impression que l’Irlande poussera à l’intégration ou plutôt à l’assimilation de ces immigrants ? Pratiquement l’Irlande demandera-t-elle à ces immigrés de s’intégrer dans la société irlandaise ou l’Irlande changera-t-elle sa culture multiséculaire pour accueillir les immigrants ?
Tony O’Neill : Le peuple irlandais se réveille face au danger de cette invasion et n’est pas intéressé par l’« assimilation ». La culture européenne est totalement différente des cultures arabes ou africaines. Il ne peut y avoir aucune assimilation. Il ne peut y avoir que domination et destruction d’une culture par une autre. Nous avons l’intention de protéger notre culture sur notre île d’Irlande, et nous espérons que chaque Européen fera de même dans son propre pays.

NOVOPRESS : Vous avez toujours voulu rétablir de vraies frontières en contradiction à la libre-circulation des personnes imposée par l’UE. D’autres pays européens ont effectivement mis en place cette politique comme la Hongrie, le Danemark et l’Allemagne. Y a-t-il un soutien populaire sur ce sujet, comme nous pouvons le voir en Allemagne avec le mouvement PEGIDA par exemple ?
Tony O’Neill : Un pays est défini par ses frontières. Donc si nous voulons protéger les différents pays européens et leurs différences culturelles, nous devons maintenir ces frontières. J’ai déjà dit que nous croyons que tous les Européens sont sœurs et frères culturels. Mais il y a des différences locales et nous voulons voir ces différences respectées et préservées. Quand nous visitons la France par exemple, nous ne nous attendons pas à trouver des habitudes anglaises. De même lorsque nous visitons Allemagne nous ne voulons pas des paysages grecs. Chaque pays européen et chaque peuple européen est unique et nous devons mettre en avant leurs valeurs. La libre-circulation des peuples ne favorise pas cela et donc nous limiterons ces mouvements. Et le pire est que si un Arabe ou un Africain est autorisé à entrer dans n’importe quel pays de l’UE, alors il est libre d’aller dans un autre pays européen. L’Union Européenne doit être démantelée, car elle ne favorise pas la bonne santé de l’Europe. Au contraire, elle travaille à sa perte.

Crédit photo : Patrik M. Loeff via Flickr (CC) = Ireland 1998
Rendez-vous demain 20 h pour le cinquième et dernier épisode de cette interview, consacré lui aussi à l’immigration.