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Communautarisme violent à l’Ecole

26/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
L’école est au centre des combats idéologiques. Nos enfants en sont les premières victimes.

Aujourd’hui, près de 20% des écoliers sont scolarisés dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP). En 1982, nous comptions déjà 363 zones. A la rentrée 2012, les ZEP concernaient 2096 écoles, 301 collèges, 14 lycées, 18 lycées professionnels en plus des 809 réseaux d’éducation prioritaire (REP). Ce constat d’échec, malgré les lourds investissements consentis, ne cesse de croître année après année.

Xavier Darcos, lors d’un entretien donné au Figaro le 14 février 2003, en tant que ministre de l’Education nationale, ne pouvait déjà plus cacher son inquiétude sur le communautarisme « proche du phénomène sectaire » auquel l’Education nationale était confrontée. Selon ses déclarations, le service juridique de son ministère « était sans arrêt sollicité à la suite de demandes de salles de prière dans les établissements ou par des régimes particuliers… ».
Un rapport demandé en 2006 par Dominique de Villepin, alors Premier ministre, à l’Inspection de l’administration, dénonçait les intégristes musulmans qui remettaient en cause la mixité hommes-femmes. Certaines activités sportives devenaient déjà l’objet de contestation et certains examinateurs ainsi que certains proviseurs étaient récusés en raison de leur sexe.

« L’identification au pays d’origine et la religion » musulmane sont devenus des automatismes pour de nombreux jeunes issus des familles maghrébines ou provenant de pays de l’Afrique noire. Ce désir d’afficher fortement cette identité contraste avec « la culpabilité et la haine de soi » inculquées dans les sociétés occidentales.
Ces jeunes n’ont que du mépris pour ces dernières et prennent notre charité pour de la faiblesse. Il devient inconcevable à leurs yeux de pouvoir respecter toute forme d’autorité qui n’émane pas de leur sphère culturelle. La confrontation et la résistance à l’ordre établi s’impose comme ligne de conduite. Un graffiti trouvé sur un bureau par un professeur résume malheureusement l’esprit qui anime certains jeunes de nos banlieues. « La France est une garce, on s’est fait trahir. (…) On nique la France, on se fout de la République et de la liberté d’expression et on attend de voir à l’Elysée des Arabes et des Noirs. »
Voilà à quoi l’Education nationale est confrontée dans certains de ses établissements. Essayons de comprendre quel peut être la vie d’un jeune Français de souche qui étudie et qui vit dans un tel contexte ! Comment peut-il exister en tant qu’Européen face à une telle situation ? Soumission, conversion ou disparition sont les mots qui résument le mieux son quotidien de « sale Français » ou de « putain de sa race ».

L’islam comprend bien les faiblesses de la société française. N’hésitant pas à s’ériger en victime face à « l’Etat colonisateur », constamment soutenu par la pensée antiraciste, il provoque les institutions au nom de la liberté d’expression paradoxalement sans cesse bafouée dans les pays musulmans. Le port du voile en milieu scolaire en fut une parfaite démonstration. Une nouvelle fois, l’Education nationale s’est retrouvée désarçonnée face à ces nouvelles demandes.

Pouvons-nous continuer à tolérer ceci ?
Nos dirigeants répondent à cette question par un « oui » unanime. Pour accélérer la déconstruction du socle national, ils n’hésitent plus désormais, à travers les dernières réformes de l’école, à tirer le niveau scolaire de nos enfants vers le bas uniquement dans un but égalitariste. Avec ce principe idéologique, ils pensent nous faire croire qu’ils luttent efficacement contre les inégalités et les discriminations.
La réalité est plus simple.
Le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration est tellement bas qu’il leur faut impérativement trouver un moyen pour réussir à baisser le niveau général. C’est une sorte de discrimination positive déguisée. En attendant, tout ça ne règle pas le problème du communautarisme islamique.

Vincent Revel