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Émeutes de 2005 : le début de la fin de la société multiculturelle Par Arnaud Delrieux – président de Génération Identitaire

26/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Les émeutes des banlieues ont amorcé il y a 10 ans la fin de la société multiculturelle. La fracture identitaire, l’une des raisons majeures de notre engagement militant, est maintenant béante. Alors qu’une ligne infranchissable sépare sur notre territoire des peuples aux différences fondamentales, à nous de défendre notre identité face au chaos qui se profile.

Il y a dix ans, Zyen Benna et Bouna Traoré trouvaient la mort accidentellement dans un transformateur électrique en essayant d’échapper à un contrôle de police. Suite à ce tragique fait divers, personne, dans la France d’alors, n’imaginait que trois semaines d’émeutes ethniques suivraient, et aboutiraient au retour de l’état d’urgence. Cet accident a été l’élément fédérateur qui donnait aux banlieues – la France issue de l’immigration — un prétexte idéal pour attaquer la France – celle de toujours. Chaque Français l’avait compris : la fracture ethnique commençait à leur exploser au visage. Une situation de guerre civile n’était plus un fantasme, mais un horizon plausible.

Elle avait d’ailleurs bel et bien débuté : 10 000 véhicules incendiés, 3 000 interpellations, 56 policiers blessés – certains par balles, et 2 morts. L’utilisation d’armes de guerre a fait passer ces émeutes du statut de « violences urbaines » à celui de « guerre civile ». Lorsqu’une partie de la population d’un pays tire sur les forces de l’ordre pour des raisons ethniques ou religieuses, il ne s’agit plus de violences de « jeunes en manque de repères » comme pourraient le dire les médias.

Cette période de violence laisse aussi et surtout deux familles meurtries. Celle de Jean-Claude Irvoas et de Jean-Jacques Le Chénadec. Deux Français tabassés à mort par la racaille. À chaque fois deux Français de souche. Aucun père de famille issu de l’immigration n’aurait pu être pris pour cible par les assaillants : la dimension identitaire du conflit était prédominante, la France de souche, contre la jeunesse issue de l’immigration.
En témoigne une vidéo qui a fait le tour des réseaux tels que YouTube, où les émeutiers se haranguaient aux cris de « Allahu Akbar, on va se faire l’église ! » C’est le même cri que poussent les Merah, Kouachi et Coulibaly aujourd’hui en France comme en Syrie. L’un des assassins de Jean-Jacques Le Chénadec écopera de 5 ans de prison pour avoir porté le coup mortel. Exactement la même peine que René Galinier pour s’être défendu contre l’agression de deux Roms qui s’étaient introduites chez lui. La justice a choisi son camp, sa politique : acheter la paix sociale, « ne pas attiser les tensions ». Aujourd’hui nous avons une pensée pour les familles de ces deux Français, tués par l’échec de la société multiculturelle, assassinés une seconde fois par la justice française.

Outre ces assassinats et ces violences, l’une des cibles prioritaires des émeutiers auront été les écoles et centres scolaires. Preuve encore de l’incohérence totale de la grille de lecture marxiste socio-économique qui aura été faite des évènements. Les jeunes issus de l’immigration n’incendiaient pas des écoles pour protester contre leur soi-disant pauvreté ou déclassement, ils brûlaient ces écoles par haine de la France et de ses institutions.
Prétendre le contraire aujourd’hui est un mensonge politique dangereux.
D’ailleurs, à aucun moment les départements réellement défavorisés tels que la Lozère ou le Cantal ne se sont soulevés. C’est bien – comme l’explique le géographe Christophe Guiluy — dans les aires urbaines peuplées par les populations issues de l’immigration que les violences ont éclaté.

Comme la justice, les pouvoirs publics mettaient les moyens pour calmer les émeutiers : un plan de 42 milliards d’euros fut lancé dans le cadre de la politique de la ville. Le raisonnement du gouvernement de l’époque était simple : continuer à dilapider l’argent public dans les banlieues pour acheter la paix sociale. Ces banlieues qui sont devenues des zones sous perfusion permanente d’argent public : « contrat de ville », « emplois aidés », fonds d’investissement pour les banlieues.
Cela n’aura pas suffi à apaiser la situation. Chaque année, sporadiquement, d’autres émeutes dans d’autres banlieues ont lieu. À chaque fois, le scénario est le même : « une provocation policière », c’est-à-dire des policiers qui font leur travail, des incendies, des tirs… et un grand plan de financement pour avoir un terrain de foot ou un tram flambant neuf. « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. »

10 ans après les belles paroles, après des années de discours sur le vivre-Ensemble, quel est le résultat ? À Évry, un jeune immigré viole une adolescente parce qu’elle était Française de souche, en justifiant son acte barbare par ces mots, qui résument 40 ans d’immigration massive : « Toutes les Françaises sont des putes ». Ces mots, entendus dans la rue, dans les collèges et les lycées, sont symboliques : ce sont ceux de milliers de jeunes issus de l’immigration qui n’aiment pas la France.

L’État (UMP de l’époque, PS d’aujourd’hui) s’est soumis face à la violence des banlieues. Paix sociale, zones de non-droit, collaboration des élus locaux avec l’Islam, c’est l’intégration à l’envers qui nous est imposée depuis de trop longues années. La France doit s’habituer à vivre avec une partie de sa population qui la déteste et la méprise. Nous devons maintenant « vivre avec le terrorisme » selon les propres mots du Premier ministre, Manuel Valls.

Aujourd’hui, la classe politique se refuse encore et toujours à analyser cette situation par le seul prisme cohérent : l’identité. Les politiques ne prennent pas de mesures qui partiraient d’un constat identitaire pourtant factuel : l’intégration d’un nombre si important d’individus issus d’une culture diamétralement opposée aux valeurs de la civilisation européenne est impossible et vouée à l’échec. Sans prendre en compte ce constat de plus en plus évident, toutes les solutions, économiques ou sociales, ne pourront atteindre leurs objectifs d’apaisement. Le nœud du problème est ici aujourd’hui : c’est un choc entre deux mondes qui se sont toujours affrontés dans l’Histoire, celui de l’Europe et celui du monde musulman, dont la population s’est déversée en masse chez nous depuis des décennies par l’intermédiaire de l’immigration massive.

La fracture identitaire est apparue au grand jour il y a 10 ans exactement. Il ne s’agit pas de la souhaiter ou de la fantasmer, mais de la constater avec lucidité. À ce constat, il faut désormais avoir le courage de proposer des solutions, une vision du monde, qui prenne en compte le nouveau paradigme de notre société : celui de la cohabitation violente de peuples issus de civilisations différentes sur un même territoire. Nous refusons d’offrir cette perspective à nos enfants, et nous pensons que les Européens doivent rester maîtres chez eux. Les faits sont têtus, et ils nous donnent raison. Nous sommes la génération issue de la fracture ethnique de 2005. Nous avons compris lors de ce mois de novembre qu’une ligne infranchissable existait entre des peuples qui faisaient semblant de vivre ensemble, mais qui vivaient surtout l’un à côté de l’autre sans pouvoir dépasser leurs différences fondamentales.
Nous avons compris que ce serait le grand défi de notre temps, de notre siècle. Ces évènements ont été l’un des fondements de notre engagement militant. Défendre notre identité, pour éviter le chaos inévitable qui se profile face à nous.

Arnaud Delrieux – Président de Génération Identitaire