merkel_burqa

Allemagne : le scepticisme croissant à l’égard des clandestins

21/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Il y a quelques semaines, c’était l’envolée humanitaire. Avec un lyrisme prêt à faire pleurer dans les chaumières, Angela Merkel déclarait que l’Allemagne était prête à accueillir des réfugiés. Mais voilà : le scepticisme va croissant dans la population allemande, y compris dans des secteurs favorables au grand remplacement.

Expliquez nous cela
400 000 clandestins sont arrivés depuis septembre 2015, ce qui entraîne l’épuisement compréhensible des bénévoles. Associatifs ou fonctionnaires montrent des signes évidents de faiblesse. Plus généralement, la contestation monte dans différents milieux.

Quels sont ces milieux de plus en plus sceptiques
Le patronat pourtant favorable à ce bouleversement démographique pour des raisons économiques. On apprend ainsi que le président de la fédération du BTP, dénonce « L’euphorie peu nuancée d’une grosse partie de l’industrie » et la « naïveté » de ceux qui « sous-estiment les risques liés à une immigration forte et incontrôlée ». Par ailleurs, on apprend que 22 % des clandestins seraient sans diplômes, ce qui fait naître des doutes sur leur intégration. L’Allemagne ne pourra digérer aussi facilement ce mouvement massif. Financièrement, à flux constants de clandestins, un tel effort d’accueil exigerait entre 20 et 30 milliards d’euros annuels.

Y a-t-il une traduction politique de ce mécontentement ?
On peut d’abord comprendre la faible popularité de la chancelière allemande, avec seulement 37 % d’opinions favorables. Mais il y a aussi le développement de PEGIDA qui a su tirer les marrons du feu : nous en avions parlé hier. Le parti anti-euro AFD serait un grand bénéficiaire de cette gronde allemande. Depuis deux semaines, les intentions de vote en sa faveur sont en augmentation constante. Affaire à suivre.

Un média allemand admet sa partialité
Le responsable de l’information sur ARD, une chaîne publique allemande, vient d’admettre que celle-ci donne une vision tronquée des réfugiés. Il a notamment déclaré : « Quand des cameramen filment des réfugiés, ils choisissent des familles avec des petits enfants aux yeux écarquillés. Mais en réalité, 80 % des réfugiés sont de jeunes hommes, solidement bâtis et célibataires ».