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200 000 Allemands défilent contre le TAFTA !

12/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
C’est décidément le réveil du peuple allemand ! Après le succès des manifestations anti — invasion migratoire, c’est au tour du TAFTA d’être dans le collimateur de nos voisins, qui se sont levés en masse contre le traité de libre-échange transatlantique.

Les Allemands secouent la goug !
La République Fédérale, était jusqu‘alors perçue comme la bonne élève de la mondialisation, d’autant plus aux ordres de Washington et Bruxelles que le pays était un bénéficiaire économique du système. Mais trop, c’est trop, et les Allemands ne semblent plus décidés à se laisser endormir par la puissance de leur économie et le mirage de l’euromark. Après le succès des dernières manifestations de PEGIDA et le retournement de l’opinion face à l’invasion migratoire brutale encouragée par Angela Merkel, c’est au tour du TAFTA/TTIP et du CETA (son pendant Canada/UE) d’en prendre pour son grade chez nos cousins germains.

La fronde contre le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, ce traité discuté dans la plus grande opacité par Bruxelles et Washington a rassemblé environ 200 000 personnes à Berlin (150 000 selon la police, 250 000 selon les organisateurs. C’est la plus grande manifestation qu’a connue le pays depuis de nombreuses années.
L’ampleur de la contestation allemande se mesure également sur Internet : la pétition en ligne « Stop TTIP and CETA », remise mardi à Bruxelles, a rassemblé plus d’un million et demi de signatures outre-Rhin. C’est presque la moitié du total recueilli (3,2 millions de signatures), trois fois plus qu’au Royaume-Uni, cinq fois plus qu’en France, vingt-deux fois plus qu’en Italie.

Les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance états-unienne de l’État et des citoyens allemands a été un déclencheur fort pour les Allemands, mais c’est sans doute l’affaire Vattenfall qui a été pour eux le plus grand révélateur : ce groupe énergétique suédois traîne en effet l’État allemand en justice pour sa décision d’arrêt du nucléaire devant une juridiction arbitrale basée à Washington. Vattenfall réclame 4,7 milliards d’euros de dommages et intérêts à l’État allemand devant l’un de ces fameux tribunaux privés qui permettent aux entreprises de contester les décisions des États, et que le TAFTA entend généraliser.