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Une propagandiste du djihad condamnée, forcément « fragilisée »

27/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Nouvelle variante du « déséquilibré » : cette propagandiste de l’État islamique récemment condamnée était une « personne fragilisée » par des drames personnels. À croire que l’islamisme n’attire que les cas désespérés…

Habitante de 29 ans de Béthune (Pas-de-Calais) a été condamnée à un an de prison pour apologie du terrorisme après avoir diffusé des appels au djihad et des images des actes barbares du groupe État islamique. Elle relayait la propagande de Daesh et faisait l’apologie des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly sur les réseaux sociaux.

Cette personne ne faisait que diffuser des messages venant de Syrie comme quoi le sang allait couler en France et appelait même à passer à l’acte

déclare le substitut du procureur de Béthune Julien Michel.
« Étonnamment », son avocat Me Darras la décrit comme une « personne fragilisée » par un viol puis par la perte de son emploi, qui aurait « été l’élément déclencheur de sa fuite en avant vers l’islam radical ».

Elle est approchée en 2014 par des salafistes basés en Syrie, qui lui proposent

de venir faire de l’humanitaire en Syrie, d’aller exploser une synagogue à Marseille ou de mourir en martyre après avoir visé des hommes politiques locaux, dont le maire de Béthune

selon son avocat, qui précise qu’à la même année elle commettait une tentative de suicide.
La jeune femme se rend au commissariat début 2015 pour se signaler, mais restera libre jusqu’à son arrestation en juillet.

Tout ceci est peut-être parfaitement exact, mais on ne peut s’empêcher de laisser planer un léger doute. La culture de l’excuse étant bien implantée dans le milieu judiciaire, nous avons l’habitude de ces discours dédouanant le délinquant de la responsabilité de ses actes.
Il fait tout de même convenir que concernant les tenants de l’islamisme, cela prend des proportions inédites : au facteur social souvent invoqué pour le délinquant ordinaire s’ajoute presque toujours une dimension psychiatrique : « déséquilibré », « instable », « perturbé », « fragilisé ».
Dormez bien braves gens, il n’y a pas d’imams prêchant le djihad, pas de recruteurs salafistes dans les banlieues et ailleurs… rien que quelques fous qui ne sont symptomatiques de rien.