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DieselGate : le scandale Volkswagen prend des proportions mondiales

23/09/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
11 millions de voitures du groupe WV concernées, les autres constructeurs suspectés de tricher aussi sur les tests d’émission de gaz polluants… Das Skandal ébranle l’ensemble de l’industrie automobile… surtout en Europe, principal marché du diesel. Ce qui n’est pas innocent.

Les enquêtes fusent de toutes parts. Aux États-Unis, bien sûr – c’est dans ce pays que le pot aux roses a été découvert —, en Corée du Sud, en France, en Allemagne – c’est bien le moins —… L’Union Européenne pourrait s’y mettre et la liste est loin d’être close.
Après les révélations de triches sur les contrôles antipollution du groupe Volkswagen (VW, Audi, Porsche…), qui toucheraient au moins 11 millions de véhicules dans le monde, c’est l’ensemble de l’industrie automobile qui est sous le choc.
La vertueuse Allemagne se retrouve sonnée, le fleuron de son industrie la plus emblématique étant prise à tricher comme de vulgaires Grecs… et que vont-ils faire de tous ces migrants si l’industrie automobile s’effondre ? ajouteront les mauvaises langues.

Le groupe allemand a implanté sur ses véhicules diesel un dispositif permettant d’activer automatiquement un système de limitation des gaz nocifs, lors des tests antipollution afin de passer sans encombre les tests d’émission. Mais selon les spécialistes, la pratique est courante « Dans le secteur, tout le monde sait que les constructeurs optimisent leurs émissions de gaz au moment des tests », explique un spécialiste des tests d’émission dans l’automobile interrogé par l’Expansion.

dès 2012, une enquête commanditée par l’Union Européenne démontrait qu’une importante part de la réduction des émissions de gaz ne provenait en réalité que des conditions dans lesquelles le test était réalisé.

Alors pourquoi tant d’acharnement ? Il n’est pas anodin de relever que le scandale est parti des États-Unis, pays où le nouveau N° 1 mondial de l’automobile fait de plus en plus d’ombre aux acteurs locaux – GM, Ford, Chrysler —, qui se relèvent à peine de la plus grave crise de leur histoire. Et l’un des fers de lance de VW aux USA est précisément… le diesel. Avec des parts de marché modestes (de l’ordre de 5 %), mais en croissance rapide de 33 % par an.

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Le monsieur regrette surtout de s’être fait prendre et les parts de marché que cela va lui coûter aux USA.

Pas d’accusation à ce stade, bien sûr, mais il fait se souvenir que le procédé de l’étude indépendante pour « dégommer » un concurrent gênant est monnaie courante dans ce pays. L’eau de Perrier, accusé en 1990 par un laboratoire « indépendant » de contenir du benzène en est un cas d’école. Le fait était avéré, mais les doses de benzène relevées étant loin de représenter un danger pour la santé, cet incident n’aurait jamais dû être porté à la connaissance des consommateurs. Mais la présence parmi les employés du laboratoire, d’un « agent » au service de la concurrence, donne à cette information une toute autre importance.
Muni de l’information, il déclenche l’attaque en transmettant cette dernière à la FOOD And DRUG ADMINISTRATION (FDA). S’en suit une importante campagne de désinformation dans la presse afin d’évincer ce dangereux concurrent de Coca-Cola. Si Perrier a su manœuvrer pour limiter la casse, il ne retrouvera jamais ses parts de marché américaines d’avant 1990.

Voilà au passage un exemple parfait du libéralisme débridé auquel nos chers eurocrates veulent nous soumettre avec le TAFTA/TTIP. Laisser les entreprises transnationales gérer le marché comme elles l’entendent et leur accorder des pouvoirs parfois supérieurs à ceux des Etats, c’est s’exposer aussi bien à des scandales industriels et sanitaires qu’à un véritable Far West économique, où tous les coups sont permis et où les premières victimes seront les peuples et leurs identités.