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Quand Télérama s’insurge contre le pluralisme des opinions

Source : OJIM
Vous connaissez Télérama, l’hebdomadaire télévision christiano-bien pensant du groupe Le Monde ? Un obscur Samuel Gontier y officie en arbitre des élégances et décide qui il convient d’inviter sur le petit écran et qui il convient d’écarter : un rôle parfait pour un petit censeur. Quelques exemples tirés d’un billet publié en ligne le 16 septembre et actualisé le 18.

Le scandale est patent : le Grand Journal de Maïtena Biraben a invité Robert Ménard après son intervention filmée auprès de clandestins syriens qui squattent des HLM de Béziers après en avoir fracturé les portes. Inviter Robert Ménard, « c’est l’embaucher comme chroniqueur au Grand Journal ». C’est faire preuve de « complaisance » pour les « hérauts de l’invasion ». Plus de Ménard dit la police de la pensée.

Mais il y a d’autres « extrémistes » qui sévissent comme Éric Zemmour invité par Médias le magazine. Heureusement Nicolas Domenach est là pour défendre « le besoin de liberté… et l’humanisme ». Zemmour est donc inhumain, plus de Zemmour dit la police de la pensée.

Peut-être pire encore France 5 « récidive » (notez bien : un récidiviste est passible a minima de prison et en tout cas d’éloignement définitif de tout média) en accueillant Louis Nicolin « le maire qui veut trier les réfugiés » pour se prémunir de toute infiltration par les terroristes de Daech, donc un « provocateur ». Plus de Louis Nicolin dit la police de la pensée.

Même Yann Barthès – pourtant bien conformiste – en prend pour son grade. Dans un débat sur le réchauffement climatique en compagnie d’un partisan du réchauffement il a invité… un climato-sceptique. Plus de climato-sceptique dit la police de la pensée.

Pour l’hebdomadaire décidément bien pensant, le pluralisme c’est une seule opinion, la sienne. Circulez y’a rien à discuter.