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La passion de Taubira : saboter elle-même sa communication en rédigeant des tweets affligeants

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Pour la romancière Solange Bied-Charreton, les tweets de la garde des Sceaux sont un inépuisable sujet de méditation. L’actuelle ministre de la Justice a une passion: saboter elle-même sa communication en rédigeant des tweets affligeants.

La parole politique répond principalement à la fonction référentielle, qui délivre l’état des lieux, ainsi qu’à la fonction conative, qui entend agir sur l’interlocuteur. La parole se doit d’être claire, comprise, sérieuse. Utile. Quand les taubitweets prennent la forme d’un ensemble énonciatif aux contours élégiaques mal définis, qui ne semblent répondre qu’aux seules fonctions expressive (ce que je ressens de telle situation) et poétique (je crée un nouveau langage). Tout se passe en fait comme si la ministre ne devait surtout pas s’abaisser à produire un discours politique, mais qu’elle voulait montrer aux internautes à quel point elle est calée en antéposition adjectivale et qu’elle connaît plein de mots de plus de trois syllabes.

(…)

Tout cela serait très amusant si Christiane Taubira n’était pas Garde des Sceaux. Si Christiane Taubira était rappeuse, par exemple, elle aurait peut-être eu le droit, comme Booba avant elle, à un hommage appuyé dans la Nouvelle Revue Française de Gallimard.

Florilège de Taubitweets… sans commentaire

Florilège de Taubitweets… sans commentaire