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Face au tsunami migratoire, le « capitaine de pédalo » à la dérive

08/09/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8435 )

L’annonce de nouvelles fausses baisses d’impôts, de la réforme du Code du travail et même de l’extension des vols militaires français au territoire syrien n’y auront donc rien fait. Ce que nos compatriotes, à fort juste titre, auront surtout retenu de la sixième « grande conférence de presse » du « Président normal » depuis son arrivée à l’Élysée en 2012 c’est que, contre leur volonté et pour ne pas compromettre la sacro-sainte amitié franco-allemande, la France devra accueillir au moins 24 000 clandestins supplémentaires dans les deux ans à venir.

24 000… Pour commencer
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Alors que notre pays, depuis longtemps déjà, n’arrive plus à gérer l’installation massive sur son sol de populations immigrées pour la plupart inassimilables, alors que des milliers de clandestins continuent de débarquer chaque jour sur les côtes italiennes, François Hollande, en annonçant lundi que la France « prendra sa part » des 120 000 migrants « accueillis » par l’Europe, en acceptant de recueillir pas moins de 24 000 de ces derniers, vient d’envoyer un signal fort aux masses humaines en transit de l’autre côté de la Méditerranée.
Et le Président, qui nous prend visiblement pour des imbéciles, de nous expliquer que cette crise « dramatique (…) grave (…) peut être maîtrisée et (…) le sera ». Alors que nous savons d’ores et déjà que, la suppression des frontières et la libre circulation des biens et des personnes au sein de l’espace Schengen aidant, les réfugiés affectés dans les pays de l’Union un peu moins généreux auront tôt fait de venir s’installer sous nos cieux plus cléments. De sorte que ce chiffre de 24 000 clandestins n’est que l’avant-garde d’une gigantesque marée humaine.

« Voulez-vous être remplacés ? »

En fait, comme le rappelait très justement lundi Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, « le président faible d’un pays affaibli fait pâle figure dans la tempête qui se lève. Il pourrait bien sûr désigner l’aveuglement de ses prédécesseurs : Georges Pompidou, qui a joué la carte des immigrés bon marché contre les travailleurs français ; Valéry Giscard d’Estaing, l’homme du regroupement familial ; François Mitterrand, qui ne voyait de salut que dans l’Europe de Maastricht ; Jacques Chirac, champion des repentances destructrices des valeurs françaises ; Nicolas Sarkozy, si versatile, si décevant même pour ses amis. Tous voulaient d’un monde à la Bernard-Henri Levy, qu’ils se réjouissent, le voilà qui frappe à notre porte. Comme la géographie, la démographie commande : les réalités humaines submergent et submergeront toujours les constructions utopiques qui n’aboutissent qu’au malheur. Petits ou grands, les remplacements de populations par d’autres ont marqué tous les siècles. Cette question est brutalement posée aux Français d’aujourd’hui : “Voulez-vous être remplacés ?” »

Franck Delétraz