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L’État à genoux face à une bande de gitans

01/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Après avoir obtenu la libération de deux des leurs par la violence et la casse (Présent d’hier), les gitans ont mis la ville de Roye en état de siège pour les obsèques des quatre personnes tuées dans un règlement de comptes (dont un gendarme et un bébé).
Les habitants, les forces de l’ordre, les pouvoirs publics ont été priés de se mettre au garde à vous, le petit doigt sur la couture du pantalon, pour ce rassemblement regroupant de nombreux truands (dont le fils et le neveu de l’une des victimes condamnés respectivement à six et quatre ans de prison pour trafics de voitures).
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Le maire de la commune avait demandé aux habitants de ne pas sortir de chez eux avant la fin des cérémonies. Le périmètre a été bouclé pour ne pas incommoder ces braves gens dont les caravanes ont afflué dès le dimanche soir sur les parkings ou ailleurs. 800 « membres de la communauté » et environ 300 caravanes, pour une ville qui compte à peine 6 000 habitants.
L’accès à l’église Saint-Pierre avait été fermé à la circulation tandis que des centaines de policiers et de gendarmes quadrillaient le secteur pour intercepter les journalistes (dont la présence avait été interdite par les gitans, le soir des faits, deux d’entre eux avaient été tabassés) et empêcher les nouveaux règlements de compte autour des cercueils. À part ça, tout est normal…
Depuis la fusillade, la communauté gitane a multiplié les actes de vandalisme (500 000 euros de dégâts sur l’autoroute A1) et fait plier les pouvoirs publics comme des spaghettis chauds.

« C’est le signe manifeste de l’affaiblissement de l’autorité de l’État », dénonce Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de policiers Synergie officiers qui s’alarme : « Force doit rester à la loi, mais cette fois la force a changé de camp. »

Aucune arrestation, pas de garde à vue, aucun message de fermeté de la part de l’État, ni une quelconque intention de donner suite à ces actes de vandalisme. L’inaction est assumée, souligne Le Figaro. Interrogée dimanche, Nicole Klein, préfet de Picardie, l’a justifiée en indiquant qu’une intervention des forces de l’ordre, lors du blocage, aurait pu entraîner, dit-elle, « des débordements ». Du côté de Beauvau, on soutient cette ligne de conduite : « Dans le cadre d’un climat particulièrement tendu, la crise a finalement pu être gérée sans faire d’autres blessés », se félicite-t-on dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
L’État est écrasé par une bande de délinquants. Alors face aux légions de Daesh… Un seul mot : votez bien !

Caroline Parmentier