8429-Chard

Gitans : L’État impotent (Présent 8429)

31/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Des dizaines de kilomètres de bouchons en ces journées de retour de vacances classées rouge par Bison futé, des dizaines de milliers de familles nordistes, belges, néerlandaises et britanniques bloquées dans leur voiture vingt heures durant en pleine campagne sans eau ni nourriture, la chaussée de l’autoroute A 1, l’une des plus fréquentées d’Europe, durablement dégradée par des incendies de pneus, de palettes et d’arbres tronçonnés pour alimenter la flamme — bonjour, la sacro-sainte défense de l’environnement ! Et l’État français ridiculisé et humilié.
8429-P1
Quatre jours après la fusillade qui, dans leur camp de Roye (Somme), a fait quatre morts, dont un gendarme tentant d’intervenir (Présent du 27 août), une soixantaine de Gitans ont défié la puissance publique en exigeant que le fils d’une des victimes, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt d’Amiens, puisse assister aux funérailles de son père. Autorisation refusée par le juge d’application des peines vu la dangerosité de l’individu, mais accordée (ainsi qu’à un autre membre du clan, également taulard) par la cour d’appel d’Amiens complice d’une préfète dont la seule ambition était de « calmer le jeu ».

On ne s’étonnera donc pas si, le gouvernement ainsi déculotté, prédominait à Roye « l’impression désagréable que des gens du voyage dictent leur loi » (cf. Le Courrier picard), d’autant que, dans la localité même, rapporte le quotidien, les nomades « tiennent des ronds-points avec des battes de base-ball à la main et provoquent les gendarmes », qui avaient consigne de tout subir en silence.

Ayant obtenu pleine satisfaction, les Gitans levèrent finalement leurs barrages samedi vers onze heures (mais la circulation n’en fut pas rétablie pour autant, vu l’état désastreux de l’A 1). Sans être l’objet de la moindre sanction.

Mais haro sur les Identitaires !

Une demi-heure plus tôt, Génération Identitaire avait lancé à Arras, en référence à l’attentat avorté du Thalys, une opération spectaculaire, mais sans inconvénient pour quiconque : montés sur le toit de la gare, une dizaine de ses militants y brandissaient une gigantesque banderole : « Expulsons les islamistes ». Délogés deux heures plus tard par les pompiers, ils étaient aussitôt embarqués par la police et mis en garde à vue prolongée très avant dans la soirée. Scrogneugneu ! Le terrible M. Cazeneuve démontrait qu’il en avait. Il est vrai que, selon les médias, un quidam complaisamment interrogé devant la gare d’Arras avait vu dans la banderole le… « retour du pétainisme » ! Ce qui justifiera procès et condamnations, au nom des « valeurs républicaines » bien sûr.

Les mots manquent pour exprimer sa rage, son dégoût, sa révolte devant un État aussi volontairement avili.

Camille Galic