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Fusillade dans un camp de Roms : quatre morts, dont un nourrisson et un gendarme

26/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une fusillade a éclaté mardi dans un camp de « gens du voyage » à Roye dans la Somme, faisant quatre morts, dont un gendarme et un bébé, ainsi que trois blessés graves.

Une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de Roms, situé près de l’autoroute A1. Un homme, peut-être sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, prévenus, s’étaient rendus sur les lieux.

La fusillade a fait quatre morts : un homme d’une soixantaine d’années, une femme et un bébé de six mois, tous trois de la « communauté des gens du voyage ». La quatrième victime est un gendarme.
Trois autres personnes ont été blessées : l’auteur de la fusillade, un enfant et un gendarme. Ce dernier a été blessé au bras et transporté au CHU d’Amiens. Ses jours ne sont pas en danger.
Le forcené, issu de la « communauté des gens du voyage », est hospitalisé, dans un état grave. Quant à l’enfant de 3 ans, il devait subir une intervention chirurgicale dans la soirée. Son état est jugé stationnaire.

L’auteur des coups de feu a apparemment agi seul, au fusil de chasse. Le procureur s’est dit dans l’incapacité de donner, pour le moment, les raisons de la fusillade. Toutefois, a-t-il dit, « l’auteur était, semble-t-il, en état d’ébriété ». Et de souligner : « On ne peut pas parler de règlement de comptes, mais d’une agression d’un individu sur une famille ».

Peu après le drame, des Roms ne résidant pas dans le camp auraient accouru sur place, et la situation restait encore très tendue hier en début de soirée. Vers 19 h 30, des journalistes ont été violemment pris à partie par des hommes de la « communauté des gens du voyage ». Une caméra a été détruite et un homme a été interpellé avec une bombe lacrymogène et un bidon d’essence. Le ministère a dépêché des renforts. Tout le quartier était bouclé.

Mardi soir, la tension était également à son comble devant le CHU d’Amiens où les blessés ont été admis. Les forces de l’ordre ont, d’ailleurs, pris position à l’entrée de l’hôpital et les passages sont filtrés.

La présidente du FN, Marine Le Pen, a jugé mardi que la fusillade survenue dans la Somme, faisant quatre morts, dont un gendarme, était « un symptôme de l’ensauvagement insupportable de notre société » et demandé une « augmentation des effectifs » des forces de l’ordre.

Les autorités laissent prospérer des trafics, acceptent que des armes circulent, n’écoutent pas la colère des riverains, tolèrent des bagarres entre bandes et des nuisances pourtant inadmissibles

a-t-elle ajouté. « Ce drame est aussi la conséquence de l’effondrement du respect dû aux forces de l’ordre et de leur désarmement moral », a-t-elle poursuivi. « Les effectifs de force de l’ordre doivent être augmentés au niveau de l’insécurité en France, après des années d’affaiblissement sous Sarkozy puis Hollande ».
On ne saurait mieux dire, hélas.