nuit du ramadan 2013

La Nuit du Ramadan, payée par les Parisiens, simple problème de vocabulaire ?

06/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Culturel ou cultuel ? La nuit du Ramadan à la mairie de Paris, petit souci de vocabulaire ou dhimmitude et communautarisme sans vergogne ?

Amis de gauche, défenseurs de la laïcité et de la République, il faut vraiment que l’on vous dise… Sans vouloir vous faire de peine, il fallait un peu mieux suivre les cours de Français à l’école. « Culturel » et « Cultuel », cela n’est pas pareil. Non, vraiment pas.
Culturel, cela a trait à la culture d’un pays. Dans « cultuel », j’entends le mot… le mot… culte, qui a trait à la religion. Vous êtes sur le point de faire une grosse boulette, là…

Par exemple, quand la mairie de Paris célèbre ce soir la « traditionnelle Nuit du ramadan », un « événement culturel, créé en 2001 à l’initiative de Bertrand Delanoë » (dixit Paris.fr), dont le point d’orgue est la rupture du jeûne, à une heure précise édictée par un imam, 21 h 56 cette année, il y a confusion. La bonne formulation qu’aurait dû employer le site web de la mairie est un « événement CULTUEL, créé en 2001 à l’initiative de Bertrand Delanoë ».

Car voyez-vous, le ramadan est une obligation religieuse, l’un des « cinq piliers de l’islam ». La rupture du jeûne est édictée selon des critères religieux, d’ailleurs c’est un imam qui définit l’heure de coucher du soleil, à partir de laquelle il est licite de se nourrir et s’abreuver. Au passage, un imam, c’est un peu comme un prêtre ou un rabbin, vous voyez ? Un religieux. Que l’on serve à cette occasion un cocktail d’amandes et de lait, plutôt qu’un champagne-framboise ou une petite bière, c’est religieux aussi, vous savez ; l’islam interdit aux musulmans de boire de l’alcool. Donc c’est une manifestation cultuelle.

On vous aura donc trompés ? Vous pensiez organiser un petit raout sympa entre bobos, avec quelques potes issus de la diversité, dont ce type, là… le recteur de la grande mosquée de Paris (hé, psst, une mosquée, c’est un lieu de culte, pas une MJC…) et un ou deux pipole de second ordre, mais quand même… Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, et son premier adjoint, Bruno Julliard… (ah non, lui, il n’est pas pipole pour deux sous) ? On allait écouter de la musique du monde comme « le groupe marocain BinObin. Ces deux frères mélangent les influences de la musique traditionnelle maghrébine, au groove et au jazz occidental. » (je cite à nouveau paris.fr, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire…), tout en mangeant des pâtisseries très sucrées, bref, faire dans le « culturel » ?

Et vous voilà, défenseurs de la laïcité, adorateurs de la République, réduits au rôle d’auxiliaire d’une religion ? Allez, il n’est pas trop tard pour annuler. Si ? Le traiteur est déjà en train de monter le buffet ? Vous sortez un peu de champagne des réserves de l’hôtel de ville, que vous servez dès 8 heures, et vous êtes peinards pour partager un vrai « moment d’échange et de respect » (toujours paris.fr), les musulmans présents ce soir seront sûrement ravis de vous laisser boire ce que bon vous semble dans le respect de votre culture française et européenne.

Ou alors, mais je n’ose y penser, ce ne sera pas ce soir la danse du ventre, mais le bal des faux-culs, qui utilisent le « “culturel” pour servir la soupe au “cultuel” islamique, qui ne ratent pas une occasion de promouvoir le communautarisme musulman tout en stigmatisant les racines européennes, Françaises et chrétiennes de notre population, de notre culture, de notre civilisation. Par idéologie, par haine de soi, par électoralisme, par conformisme, vous reniez vos soi-disant idéaux républicains, vous foulez aux pieds la laïcité, qui ne sert en fait que de cache-sexe à votre soumission. La Nuit du ramadan aux frais du contribuable parisien, oui, une crèche dans un coin de mairie, non !

Sala maleikoum, comme on dit chez vous, bonjour chez vous, comme on dit chez nous.

Charles Dewotine

Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo de laNuit du ramadan 2013, à l’Hotel de Ville de Paris