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Canicule : ces mœurs venues d’ailleurs (Présent 8390)

06/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Vous, que faites-vous quand vous avez chaud ? Tout le monde n’est pas au bord d’une piscine hollywoodienne avec un mojito glacé.

Au mieux la France qui se lève tôt fait des courants d’air au boulot, prend quatre douches par jour, s’achète un ventilo à 19 euros et si ça ne va vraiment pas s’allonge au frais sur le carrelage à côté du chat. Certaines populations de banlieue, elles, vandalisent les bouches d’incendie pour s’arroser. Dans quel pays pourri se croit-on autorisé à faire ça ?
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Pour la seule journée de vendredi, une centaine de bouches d’incendie ont été prises d’assaut dans les villes de Lille, Roubaix et Tourcoing. Provoquant des centaines d’interventions des pompiers déjà débordés en cette période de canicule et dont plusieurs se sont fait caillasser. Le phénomène tribal a gagné la banlieue parisienne, s’est propagé à toute la Seine-Saint-Denis et au nord des Hauts-de-Seine. Avec des scènes surréalistes de femmes en boubous, d’autres voilées dansant autour du point d’eau, des jeunes en « gangsta shorts » qui interrompent la circulation et invectivent les automobilistes.

« Ces moments d’euphorie rafraîchissante sont prétexte à laver les voitures, caillasser les bus, insulter et arroser les conducteurs des voitures qui passent » écrit Yann Compan, conseiller métropolitain de Lyon et conseiller municipal de Bron, sur son compte Facebook. Des « piscines sauvages » ont fait leur apparition au pied d’immeubles de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le maire communiste d’Aubervilliers, Pascal Beaudet, a appelé au « civisme », énumérant dans un communiqué les « conséquences de ces importants geysers d’eau sur la voie publique :
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ndations, coupure d’eau dans les appartements, circulation impossible des voitures et bus. Mais aussi risques d’électrocution, accidents suite à la présence d’enfants sur la route, manque d’eau dans le cas d’un grave incendie.

Jeudi en fin d’après-midi, un garçon de 11 ans a été blessé à la tête à Bobigny, éjecté par le violent jet de la borne sur laquelle il était assis… C’est, selon le président de Veolia, “15 millions de litres par heure” (payé par le contribuable solvable) qui partent ainsi au caniveau. Curieusement on n’entend protester ni Ségolène Royal ni les écolos qui nous font la leçon quand on ne ferme pas le robinet entre deux coups de brosse à dents.

Caroline Parmentier