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Les Américains surveillent en masse

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux révélations des écoutes, les politiques français ont eu beaucoup d’imagination quant aux sanctions à donner aux États-Unis. Rappelons les faits. Julian Assange, cofondateur de Wikileaks, a obtenu et rendu public, par Mediapart et Libération, des écoutes par l’agence de surveillance américaine, la NSA. Elles visaient de nombreux politiques dont les 3 derniers présidents Chirac, Sarkozy et Hollande. Les interceptions de l’agence américaine se seraient étalées de 2006 à 2012. Cette nouvelle s’est répandue comme une véritable traînée de poudre provoquant des réactions plus ou moins nuancées à l’égard de « l’oncle Sam ».
Le président américain Barack Obama, lors d’une mise en scène téléphonique avec François Hollande, a « réitéré sans ambiguïté son engagement ferme » contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

Quelle fut la réaction de l’État français ?
Les premières réactions du gouvernement par son porte-parole furent réservées. Stéphane Le Foll sur un média affirma :

Ce qui s’est passé n’est pas acceptable, mais ce n’est pas pour autant que l’on va entrer dans une crise. Il faut bien réfléchir à ce que l’on dit, en particulier sur ce genre de sujet

.

Qu’en ont pensé les politiques français ?
La timidité de l’exécutif a laissé place à une déferlante de réactions demandant une sanction ferme de la France vis-à-vis de son allié.

Si la France se respectait, elle ferait détruire la partie de l’ambassade des États-Unis où ont lieu, les écoutes

proposait le sénateur centriste Yves Pozzo sur Twitter qui est cependant rapidement revenu sur la fermeté de ses propos, « On n’en a pas le droit évidemment, une ambassade est une extension de territoire à l’étranger. C’est de l’humour ».
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déclaré mercredi soir qu’il avait l’intention d’évoquer avec ses interlocuteurs américains l’écoute des conversations de trois chefs d’Etat français. Comme quoi, il ne renonce même pas symboliquement à se rendre aux USA…

D’autres alternatives ont été proposées quant au rapatriement des ambassadeurs. L’eurodéputé Renaud Muselier, jugeant l’acte suffisamment grave, s’est indigné et réclame le renvoi de l’ambassadeur. La benjamine de l’hémicycle, Marion Maréchal-Le Pen, conjure la France de « Rappeler son ambassadeur ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, président du Front de Gauche, toujours plus cocasse dans ses déclarations, il propose l’interruption des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA). « Les Bisounours du pro-américanisme primaire sont les idiots du village. Dans de telles conditions, l’arrêt des négociations sur le grand marché transatlantique s’impose de toute urgence ». François Fillon (Les Républicains) rejoint Jean-Luc Mélenchon en demandant une suspension des négociations du traité transatlantique. il ajoute :

Le président de la République est très en dessous ce qu’il devrait faire. La mise en scène du coup de téléphone à Obama était juste ridicule