gay_pride

Gay Pride : non, elle n’a pas évité le Vieux Lyon à cause des « fachos »

22/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La Gay Pride Lyonnaise n’est pas passé par le 5e arrondissement de Lyon pour ménager les fachos qui y traineraient, selon la presse de gauche. Ce quartier est simplement inadapté à ce type de manifestation et présente des risques de sécurité, que montrent les articles ci-dessous.

Le cortège de la marche des fiertés LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans) n’ayant pas défilé samedi 20 juin dans le Vieux Lyon (quartier historique ayant de nombreux bars et discothèques), suivant ainsi les recommandations de la préfecture, les quotidiens Libération, l’Humanité et le site internet Rue89lyon.fr se sont fendus d’articles totalement délirants. Selon les militants de gauche et journalistes Maïté Darnault, Anaïs Robert et Laurent Burlet, les patriotes feraient régner la terreur dans le 5e arrondissement de Lyon. Une description apocalyptique qui pourrait prêter à sourire si elle n’avait pas de graves conséquences sur l’image d’un arrondissement et sur les commerçants touchés par la crise.
Afin de contrecarrer ce travail de désinformation journalistique, nous présentons des articles illustrant des faits divers qui se sont déroulés dans le 5e arrondissement, et notamment dans le Vieux Lyon. Nous avons établi deux listes non exhaustives : la première montre les dernières violences commises dans cet arrondissement depuis janvier 2015 ; la deuxième fait état des violences à l’encontre des homosexuels dans l’agglomération lyonnaise.

Dimanche 14 juin, quai Pierre-Scize : Quatre fêtards poignardés dont un grièvement
4amis poignardes

Quatre amis voulant porter secours à une jeune femme frappée sans raison par des inconnus à la sortie d’une discothèque sont poignardés par les agresseurs. L’un est touché au thorax, deux à l’abdomen – dont un gravement blessé au foie – et le dernier est atteint à la fesse. Les suspects, âgés de 18 ans et habitant Écully et le quartier de la Duchère à Lyon (9 e) ont été arrêtés. Le présumé auteur des coups de couteau est toujours en fuite. Selon plusieurs témoins de l’affaire, les agresseurs seraient issus de la diversité.

Mardi 9 juin, rue Soeur-Janin : Un handicapé séquestré, battu et violé
un handicapé
Un handicapé de 24 ans explique avoir été séquestré, battu, insulté, attaché et violé par les membres d’une même famille. « L’affaire semble plus relever d’une volonté délirante de l’humilier avec des actes de torture et de barbarie, que de faits à connotation strictement sexuelle. (…) Une femme de 42 ans, sa fille de 14 ans, sa nièce de 16 ans et un cousin de 21 ans, soupçonnés des faits, ont été arrêtés et présentés au parquet. Le médecin légiste qui l’examine constate des lésions compatibles avec un viol, ainsi que des traces de coups, des lacérations et des coupures. Hospitalisé, il a subi dix jours d’incapacité. La famille mise en cause y est défavorablement connue dans le voisinage, du fait notamment de problèmes d’addiction et de troubles psychologiques »» (Le Progrès, 13/06/2015).

Avril au Point-du-Jour : Vols à l’arraché et incivilités
En quelques semaines, trois femmes ont été victimes de vols à l’arraché dans le quartier du Point-du-Jour, notamment rue des Granges. Dans la même rue, des dégradations (feu d’allée) dans une résidence ont aussi été relevées. Trois vitres ont été cassées aux arrêts de bus en quelques jours.

mars
Mars : Un habitant du 5e arrondissement arrêté pour une tentative de viol
Un Lyonnais de 24 ans a été arrêté, pour tentative d’agression sexuelle. Le 20 décembre dernier, une jeune femme de 19 ans avait été violemment agressée rue de la Claire à Lyon (9 e). Le homme s’était jeté sur elle et l’avait plaquée au sol, avant de prendre la fuite.°

Février : Procès aux assises des meurtriers d’Abdelbasset Ramachi
abdelbasset
En janvier 2012, Abdelbasset Ramachi, 32 ans, se baladait avec son beau-frère et leurs compagnes quai Romain-Rolland, dans le 5e arrondissement de Lyon, quatre jeunes hommes les avaient dépassés en voiture et pris à partie. La situation avait rapidement dégénéré. Plusieurs rixes avaient éclaté en pleine rue, avant que les quatre jeunes ne retournent à leur véhicule, abandonné en plein milieu des voies. Puis Ryan, le beau-frère d’Abdelbasset avait été percuté par la voiture devenue folle. La victime avait ensuite été heurtée violemment. Grièvement blessé, Abdelbasset était décédé des suites de ses blessures à l’hôpital. Durant le procès des agresseurs présumés, seize ans de réclusion ont été requis à l’encontre de Driss Ganas, accusé d’avoir frappé puis heurté avec son véhicule Abdelbasset Ramachi. Les autres autres accusès sont Ramzi Ghedeir Ahmed, Assane Allel, et Rayan Gana.

Vendredi 9 janvier, montée des Carmes : Une étudiante Sud-Coréenne violée par un clandestin tunisien
un tunisien
Une Sud-Coréenne de 23 ans, étudiante à Lyon, a été menacée puis violée par un homme qui a réussi à prendre la fuite. La jeune fille a porté plainte et l’auteur des faits est activement recherché. L’agression s’est déroulée dans le secteur de la Montée des Carmes Déchaussées. Un clandestin tunisien est arrêté quelques jours plus tard et incarcéré.

Voici une autre non exhaustive des auteurs d’agressions à l’encontre d’homosexuels à Lyon. A la vue des origines géographiques des agresseurs, il serait plus intéressant pour les organisateurs de la Marche des fiertés LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans) de la faire traverser les quartiers de la diversité lyonnais…

5 mai 2015 : Sofian E, 19 ans est condamné à quatre mois de prison ferme
Sofian E, 19 ans, a requis huit mois de prison dont quatre mois ferme pour violences avec arme en état d’ivresse. Pour Le Progrès (8 mai) la violente agression « dont a été victime un jeune homme, dans la nuit de mardi à mercredi, près du métro de l’hôtel de ville à Lyon, « recèle de forts relents homophobes ». Selon le récit de la victime, le prévenu lui a jeté une bouteille en verre en pleine figure, juste après avoir entendu des jeunes en scooter lui dire : « tu as un petit PD derrière toi ».
Mai 2013 : Un Brondillant interpellé après l’agression homophobe de deux femmes
Un homme de 24 ans habitant à Bron est arrêté. Il était soupçonné d’être l’auteur d’une agression homophobe qui s’était déroulée dans la nuit du 23 au 24 mars, place de la Comédie, à Lyon 1er sur deux femmes de 26 ans, demeurant à Oyonnax (Ain) et Lyon 3e. Elles avaient été traitées de « sales gouines ». Le jeune homme, suspecté d’être l’auteur des insultes, leur avait ensuite porté des coups au visage et au dos, les blessant légèrement (ITT de moins de 8 jours).
Avril 2012 : Deux individus frappent deux jeunes femmes dans un bus
Sur la ligne C3, deux individus de 18 et 13 ans s’en sont pris, en deux temps, à deux jeunes femmes de 26 et 23 ans qui se sont vues copieusement insultées par des propos homophobes. L’altercation a eu lieu à Villeurbanne, cours Tolstoï, le majeur a saisi au cou l’une des victimes pour ensuite lui porter un coup de genou au ventre tandis que le mineur de 13 ans, en fugue depuis huit jours du foyer social où il était placé s’est chargé de maintenir son amie.

Les deux lascars ont été maîtrisés par la police, prévenue en urgence. Le majeur a été placé en garde à vue. Il sera présenté au parquet ce dimanche. Quant à son jeune complice, il a été remis, après audition, à son autorité de tutelle.
Juin 2010 : Dans le quartier métissé de Gerland
« Cette agression a des relents d’homophobie. Ce jour-là, c’était l’anniversaire de Jade. « Samedi, il était 19 h 30 place des Pavillons (7e), nous sortions du Casino où on avait acheté des jus de fruits et des gâteaux pour fêter mes 15 ans. » Un anniversaire dont elle se souviendra, car c’est en sortant du commerce qu’une bande de jeunes, de 17 à 20 ans environ, a commencé à les interpeller. « On revenait de la Gay Pride, précise Manon (1), 15 ans. Et on avait des autocollants et un drapeau. « Elles étaient allées sur ce défilé juste pour son côté festif. Toujours est-il que les garçons ont commencé par une agression verbale : « Vous êtes lesbiennes ? Vous êtes bi ? Vous voulez faire des trucs à plusieurs ? » Et de demander, en d’autres termes, des fellations. Les jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, ont pris la poudre d’escampette. Mais deux garçons les ont suivies. « L’un d’eux a traité Anaïs (1) de p…, raconte Clara (1). Je lui ai répondu : parle pas comme ça à une gamine. Alors il m’a craché dessus et m’a donné une gifle. Jade s’est mise au milieu et a aussi pris une gifle. Alors je me suis interposée. » Là, c’est au poing que l’agresseur a frappé la jeune fille. Pour Clara, dix jours d’ITT avec traumatisme facial, l’os du nez cassé et des contusions aux cervicales. Elle porte une minerve. Les autres ont trois jours d’ITT. » (Le Progrès, 16 juin 2010). Yannis M., 19 ans, un habitant du quartier, est arrêté et jugé peu de temps après l’agression.

Janvier 2010 : A Tarare, elle fait honte à Allah
« Une lycéenne scolarisée à la cité scolaire raconte avoir été prise à partie par une bande de jeunes, alors qu’elle attendait son train. « J’étais avec une amie sur le quai. Ils ont commencé à nous lancer des propos homophobes », témoigne la victime. Quand le TER arrive, quatre jeunes qu’elle ne connaît pas la suivent. « Je suis allée aux toilettes. Quand je suis ressortie, je me suis assise sur un des sièges vers la porte. Là, ils ont commencé à m’insulter et à me jeter des trucs, ce qu’ils avaient dans leurs poches. Ils m’ont dit que j’étais provocante, que je ferai mieux de me cacher. Ils m’ont fait une réflexion sur mes cheveux, en disant que je faisais honte à Allah. » Arrivé en gare de L’Arbresle, « quand le train s’est arrêté, les trois plus jeunes m’ont donné des coups dans les jambes et dans les côtes. Le plus grand m’a mis un coup-de-poing à la figure, puis ils sont descendus du train en courant. » (Le Progrès, 21 janvier 2010)

Octobre 2009 : Antoine C.-M. et Dalil H condamnés après une agression homophobe à la Croix-Rousse

Antoine C.-M. et Dalil H sont reconnus coupables de l’agression à l’encontre de Jérémy et de son ami Stéphane, pris à partie, montée de la Grande Côte à Lyon. Aux « sale pédé » et autres insultes du même registre, avaient succédé coups de tête, de poings et de pieds.

Février 2007 : Nourredine n’avait pas accepté que Cédric soit homosexuel. Il lui a tendu un piège
« Je me suis rendu aux toilettes, quand Nouredine est entré après moi. Il m’a juste dit : Au fait, tu sais, je n’aime pas les PD. Et il a sorti sa lame » témoigne Cédric. Seulement, les choses ne vont pas se passer comme prévu car Cédric se défend et désarme son agresseur qu’il sort, manu militari des toilettes. Nouredine Derbal sera interpellé par les gendarmes.

Crédit photo : mafate69 via Flickr (CC) = Gay Pride, Lyon juin 2009