Homophobie : un clandestin turc poignarde son ami qui l’avait traité de gay

13/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Drame de l’homophobie, curieusement passé sous silence par les associations had hoc. Un clandestin turc tue son ami pour l’avoir traité d’homo : 16 ans de réclusion.

Un clandestin turc de confession musulmane âgé de 31 ans a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle par Cour d’assises de Créteil pour avoir mortellement poignardé un compatriote résidant dans le même foyer. Motif : il pas supporté qu’il le fasse passer pour un homosexuel. « Je n’avais pas toute ma tête, j’ai frappé au hasard, a-t-il déclaré. Il avait joué avec mon honneur. » Mustapha Y. assumait très mal son orientation sexuelle, qu’il a niée à la barre, tout en admettant s’être rendu « deux fois par le passé dans un sauna où un homme lui avait pratiqué une fellation ». De plus, le casier judiciaire de Mustapha Y. fait mention d’une condamnation par la cour d’assises de Créteil à 7 ans d’emprisonnement et interdiction définitive du territoire français, prononcée en janvier 2014 pour des faits de viols sur un codétenu.
Concernant ses tendances homosexuelles, le condamné a affirmé

Avant tout, ce n’est pas compatible avec la nature de l’humain. C’est une maladie physique. Mon corps a toujours voulu ce type de relation, mais avec ma tête j’ai toujours empêché cela.

Le verdict ne faisait guère de doute, Mustapha Y. ayant admis les faits, corroborés par les relevés d’empreintes génétiques sur la victime. Au cours des débats, l’accusé a évoqué sa terreur que son homosexualité soit dévoilée au grand jour et que les rumeurs atteignent son entourage, en particulier son père.
On le comprend, ce dernier ayant affirmé au juge d’instruction que

l’homosexualité était incompatible avec la religion musulmane

et que « Les homosexuels, il faut leur tirer une balle dans la tête direct ». Une position que l’amour paternel n’a pas adoucie, puisque le père a aussi clamé

Si mon fils est homosexuel, qu’on lui fasse une injection létale ou qu’on lui tire dessus !

Bien qu’aucun média ni lobby toujours à la pointe de la défense de la cause homosexuelle n’aie repris l’affaire, ne doutons pas qu’il s’agit bien là d’une conséquence de la libération de la parole homophobe causée par la Manif Pour Tous.
La famille de la victime peut aussi remercier la politique pénale de Mme Taubira, le coupable étant en liberté alors qu’il était sous le coup d’une peine de prison de 7 ans, prononcée en 2014.

Crédit photo : I, Sam67fr via WikiMedias (CC) = Creteil – Palais de Justice